‹ < > fourmis de la Suisse notices anatomiques et physiologiques, architecture, distribution géographique, nouvelles expériences et observations de moeursChapitre 3 sur 139 · La femelle (©) en général ailée · texte numérisé non relu

La femelle (©) en général ailée

3. L'ouvrière (£) sans ailes (aptère), toujours dérivée de la femelle,

4, Parfois un soldat distinct (°}) dérivé de la femelle,

5. Souvent des formes transitoires : grandes et petites ouvrières ; ergatogynes passant de la © à l'ouvrière, etc.

Le corps des fourmis se compose de trois parties distinctes, la tête, le Ho et l'abdomen. À. la tête se rattachent les antennes ; au thorax les pattes et, chez les mâles et les femelles, les ailes ; à l'abdomen le pédicule, les organes génitaux externes, et l'aiguillon chez les ouvrières, femelles et soldats de quelques espèces.

Tête

La tête des fourmis présente une face antérieure et supérieure voûtée, et une face

inférieure et postérieure plus ou moins plane. Ces deux faces sont séparées en arrière par

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le frou occipital, en bas et en avant par la bouche et les fosses articulaires des mandibules. De côté elles passent sans démarcation nette de l'une à l'autre. Les mandibules s'articulent de chaque côté de la bouche. La face antérieure supérieure comprend les parties les plus importantes,

Le trou occipital est de forme arrondie et situé dans un enfoncement en arrière et en dessous de la tête ; il n'offre rien de particulier. Il sert au passage de l'œsophage et de la chaîne nerveuse centrale, ainsi qu'à l'articulation de la tête sur le prosternum.

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Le

La bouche, située en avant et en bas, est grande et arrondie ; elle comprend les parties buccales au nombre de quatre : 1° Les deux mäâchoires situées chacune d'un côté de la bouche. Elles sont composées de trois pièces larges, minces, faibles, articulées les unes aux autres (Fig. 9, a b c et Fig, 13). Leur face supérieure externe est convexe, leur face … inférieure interne est concave, Elles portent des palpes maxillaires (m) de 1 à 6 articles. Leur troisième pièce (Fig. 9, c) est garnie à son extrémité de : poils très forts (x) ; vers son bord interne et supérieur elle ‘présente le plus souvent une rangée de papilles gustatives ($) ; derrière celles-ci se trouve un peigne très fin (p), plus délicat et plus long que celui de l'éperon des pattes antérieures. Les mâchoires ne sont jamais dentées ; leur bord interne et supérieur est membraneux, transparent (b c). — 2° Le labre ou lèvre supé- rieure est situé en dessus de la bouche qu'il Fig. 9 HE recouvre antérieurement, immédiatement sous |

LE le bord antérieur de l'épistome ; c'est une simple lamelle faiblement chitineuse, plus ou à moins verticale ou dirigée en arrière, un peu convexe en avant, ordinairement bilobée. Le labre est relié transversalement à la face inférieure de l'épistome par une membrane, de sorte qu'il est mobile d'avant en arrière, — 3° La lèvre inférieure (Fig. 14) forme le plancher de 7 la bouche : elle est très mobile, étant entourée de parties membraneuses et de muscles.

Elle porte les deux palpes labiaux (1) qui sont de 1 à 4 articles, et la langue. — 4° La /angue (Fig. 10) est un organe membrano-muscuy leux en forme de cuiller qui se détache ‘de à la lèvre inférieure, à sa partie supérieure. À »* Elle est très mobile, extensible, très convexe en avant et en Fig. 10 dessus, concave en dessous avec papilles gustatives ($) etc.

Fig: A4

Les mandibules sont deux fortes pièces chitineuses s'articulant de chaque côté de la bouche ; chez toutes les fourmis suisses, la bouche étant grande, cette articulation atteint l'angle externe du bord antérieur de la tête, Elles ont ordinairement trois bords : le bord ne externe, le bord interne et le bord terminal, en général denticulé.

La face antérieure et supérieure de la tête présente les parties suivantes :

Tout à fait en avant et en bas, recouvrant la bouche et les articulations des mandibules, est une surface plus ou moins bombée, nommée épisfome (clypeus). Elle occupe l'espace situé entre les antennes et la bouche, et forme presque toujours seule le bord antérieur . inférieur de la tête en se prolongeant des deux côtés. L'épistome est limité nettement de tous les côtés par un sillon (Fig. 7, c). La ligne médiane y est souvent marquée par une carène, mais pas toujours. Sa forme, ses bords antérieur, latéraux et postérieur, varient énormément suivant les genres et les espèces, aussi sa valeur est-elle grande en classification ; les bords latéraux passent souvent insensiblement au bord postérieur. Pr

ae 654 Abe du milieu des bords latéraux de l'épistome est de chaque côté une fossette qui tantôt est séparée de celle des antennes, tantôt ne Huile avec elle qu'un seul grand enfoncement, Appelons-la : fossette clypéale. - É Partant des deux angles postérieurs de l'épistome (ou de la portion de courbe qui leur correspond, lorsqu'ils ne sont pas marqués), deux arêtes élevées se dirigent en arrière, parallèlement ou en divergeant (Fig. 7, a). Ce sont les arêtes frontales. Elles vont en s'amincissant et en s'abaissant en arrière où elles se terminent, : DR C'est en dehors de la base de ces arêtes frontales que se trouve ordinairement les fossettes antennaires, grandes, triangu-

laires, s'enfonçant presque perpendiculairement du côté des - arêtes frontales, tandis qu'elles remon-

tent en talus du côté des joues. Elles

contiennent la fossette articulaire des antennes. Elles se confondent souvent & avec les fossettes clypéales (Fig. 7, f a). RE

L'aire frontale est une petite sur- À.

face ordinairement triangulaire, enfon- Aa @ cée, dont le sommet est sur la ligne me médiane, et dont la base est contiguë au bord postérieur de l'épistome (Fig. 7 aire).

Elle est toujours comprise entre les deux arêtes frontales, et peut être indistinctement délimitée ou même manquer com-

plètement.

Les yeux à facettes ou yeux proprement dits sont situés sur le bord latéral arrondi de la face supérieure antérieure de la tête, tantôt en arrière et en haut (Fig. 7, y), tantôt au milieu (Fig. 29), tantôt en avant et en bas, près de l'articulation des mandibules, Ils sont elliptiques, plus ou moins convexes ; presque hémisphériques chez les d.Le nombre de leurs facettes varie énormément (voy. anatomie), et par suite leur taille. ;

Les ocelles (Fig, 7, o) manquent aux $ de diverses espèces, mais jamais aux © ni à aux . [ls sont au nombre de trois, disposés en triangle isocèle au milieu de la partie postérieure supérieure de la tête ou vertex, de telle sorte que la base du triangle est située en NS

arrière, transversalement, et son sommet en avant, sur la ligne médiane. La partie du ; vertex située entre les trois ocelles est souvent un peu proéminente (Fig. 29), L'ocelle antérieur peut quelquefois exister seul.

Le front (Fig. ‘7, f) est la surface comprise entre l'aire frontale, les arêtes frontales et l'ocelle antérieur (quelquefois les yeux, quand ils sont en arrière). Il est ordinairement proéminent ; sa limite postérieure est, comme on le voit, très vague.

Le sillon frontal (Fig. 7, s) est un sillon médian, longitudinal, allant du sommet de l'aire frontale à l'ocelle antérieur, ou, rarement, jusqu'au trou occipital. Il manque souvent complètement,

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Fig.

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