A ES
Le vertex (Fig. 7, v) est la partie postérieure supérieure de la tête, de l'ocelle antérieur à l'occiput. Il forme le bord postérieur (supérieur) de la tête; ce bord est arrondi et souvent échancré. Les contours du vertex ne sont nullement définis.
Les joues (Fig. 7, j] sont la surface bombée qui s'étend de chaque côté entre la partie latérale de l'épistome, les fosses clypéales et antennales, l'œil et le bord latéral de la face inférieure et postérieure de la tête. La grande variabilité dans la position des yeux rend la délimitation des joues très artificielle.
Les antennes sont composées de deux parties qui s'articulent en formant un angle, comme le coude de l'homme, de telle sorte que lorsqu'elles sont étendues les fourmis ne peuvent les fléchir que d'un seul côté, La première partie ou scape (Fig. 7 et 16, Sc) se compose d'un seul article (premier article de l'antenne) très allongé, formant au plus la moitié de la longueur de toute l'antenne. Il s'articule dans la fossette antennale au moyen d'une petite tête arrondie séparée du reste par un rétrécissement.ou col (F. 7). L'articulation correspond à une énarthrose (arthrodie) dont les mouvements ne sont limités qu'en avant et . en dedans par les arêtes frontales, La seconde partie ou funicule est composée de 8 à 12 petits articles étroits dont les derniers forment quelquefois une massue (Fig. 16, f g). L'articulation entre le scape et le premier article du funicule parcourt à peine 180 degrés ; le funicule se rabat ainsi en avant sur le scape comme notre avant-bras sur notre bras, Les articles du funicule n'ont entre eux qu'un léger mouvement dans tous les sens, ce qui donne à l'ensemble une grande flexibilité en même temps qu'une certaine fermeté. Les derniers articles sont parfois aplatis dans un sens.
Il arrive dans certains cas qu'un article du funicule des antennes ou des palpes est à demi divisé dans son milieu par une échancrure transversale ; on trouve ainsi des intermédiaires entre des antennes de 11 et de 12 articles, ou entre des palpes de 5 et de 6.
La face inférieure et postérieure de la tête, nommée aussi gorge, est plus ou moins plate, et fortement échancrée en avant pour laisser place au corps de la lèvre inférieure, et en arrière pour aide+ à former le trou occipital. La ligne médiane est marquée de l'une à l'autre de ces échancrures par un sillon assez profond. La partie antérieure de cette face, dans l'échancrure, est donc formée par le corps de la lèvre inférieure.
Le Thorax
Il se divise en trois segments, comme chez tous les insectes : prothorax, mesothorax et metathorax. Chacun de ces segments se divise de nouveau en une partie dorsale ou nofum et en une partie ventrale ou sfernum. Le mesonotum est lui-même composé chez les © et les de plusieurs pièces et porte les ailes, Chaque sfernum porte une paire de pattes. Ces six parties du thorax ne sont pas toujours nettement délimitées,.
Le pronotum (Fig. 16 et 29, prn) est une lame voûtée plus ou moins sémilunaire, à bords convexes en avant, et ne prenant pas directement part à l'articulation de la tête ; ses côtés se prolongent en arrière en s'appointissant. Chez les & il forme le tiers antérieur du dos environ, mais chez les © et (7 il est à l'ordinaire entièrement couvert par le mesonotum:
et ne forme plus qu'un Re à cheval étroit, horizontal, séparant en avant et de côté le mesonotum du prosternum (Fig. 29). :)
Le mesonotum n'est le plus souvent chez les ? qu'un disque voûté qui forme le milieu
du EE et n'a pas de prolongements latéraux ; il en a cependant dans quelques genres (Fig. 16, msnl. Chez les © et «ÿ il se compose des pièces suivantes : 1° Le RNA
proprement dit qui forme plus de la moitié antérieure du dos (Fig. 29, msn ; Fig. 28) ;
est voûté en avant, aplati en dessus, de forme elliptique, et ne se prolonge que peu sur . côtés, sauf entre le mesosternum et le pronotum où il forme un coin. Il est quelquefois caréné longitudinalement au milieu, et a même trois carènes longitudinales chez le P. rutescens Œ. Chez les de plusieurs Myrmicinae il présente deux lignes enfoncées qui commencent de chaque côté, devant, puis se dirigent en convergeant en arrière pour se réunir au milieu et continuer en une seule ligne enfoncée, médiane et longitudinale qui se termine au bcrd postérieur, 2° Le proscutellum est composé de deux pièces latérales triangulaires, réunies ordinairement au milieu par une bande très étroite entre l'écusson et le mesonotum proprement dit (Fig. 29, pro). 3° L'écusson (scutellum) vient ensuite, derrière la pièce
précédente (Fig. 29, scut) ; il est fortement voüûté en arrière, de forme peu variable, rappelant
assez celle d'un pronotum de &, mais tourné en sens inverse. Il est un peu comprimé de
côté. 4 Le métanotum (Fig. 29, métan) est une pièce transversale en fer à cheval qui a sa convexité en haut et en arrière et dont chacune des branches (qui sont élargies et situées sur le côté du thorax) est percée d'une grande ouverture ovale pour l'articulation des aïles
inférieures, L'articulation des ailes supérieures est située entre le mesonotum proprement dit,
le métanotum et les scapulae du mesosternum.
L'épinotum (Fig. 29, ep) est une seule pièce annexe convexe en haut et en arrière ou bien tronquée en arrière, variant du reste beaucoup de forme ; il se prolonge de côté entre le métanotum et le metasternum. En arrière il prend part à l'articulation du pédicule. On y
énb , distingue surtout la face supé-
Re EUR rieure ou basale (Fig, 16, épb),
LEO AE \ et la face postérieure ou déclive
! Jr (Fig. 16, épd). Ces deux faces
sont souvent séparées par une
arête ou par deux épines: d'au-
tres fois on ne peut les distin-
guer l'une de l'autre, le tout br | ire Fig. 16 formant une voûte.
- Le prosternum (Fig. 16, pst) s'articule seul en avant avec la tête ; à cet effet ses bords
sont un peu enroulés en haut et en dedans, et forment en avant l'extrémité d'un cylindre
ouvert en haut, derrière lequel est un rétrécissement transversal circulaire ou col. Cette
articulation permet une forte rotation, un mouvement de haut en bas et un mouvement
latéral, mais ce dernier est souvent limité par les coins postérieurs de la tête et les coins
fi
| ; | À S mesost
7 ' \ \ no JR
EN e 17/12
1) La Fig. 29 représentant un 4 aptère (sans ailes), les parties adventives du mesonotum n'y sont pas développées comme chez les 4 et les © ordinaires ; le pronotum y est aussi relativement plus grand pour la même raison,
PT on QT ; ï es : ie. :
antérieurs du pronotum, Le prosternum se compose d'ailleurs de deux lames horizontales triangulaires réunies sur la ligne médiane par une suture et échancrées en arrière pour. l'articulation des hanches antérieures, puis de deux lamelles latérales faisant plus d'un angle droit avec les précédentes, séparées d'elles par une arête- aiguë, et s'articulant avec le pronotüm. Toute la partie postérieure du prosternum peut s'éloigner et se rapprocher un peu du pronotum ; le prosternum entier peut donc former avec la tête et les pee antérieures un tout capable de se mouvoir sur le reste du thorax .
Le mesosternum (Fig. 16, mesost ; Fig. 29, scap, miesost) se compose d'une lame inférieure horizontale portant en arrière l'articulation des pattes médianes, et d'une partie latérale séparée de chaque côté de la précédente par une arête, |
Le metasternum se compose d'une petite lame inférieure portant les pattes postérieures, puis de deux portions latérales allongées, dirigées en avant et en haut, et comprises en haut et de côté entre le metanotum et l'épinotum (Fig. 16, mst), En arrière, le metasternum prend part à l'articulation du pédicule, conjointement avec l'épinotum. |
Les six parties du thorax ne sont pas toujours distinctes, ainsi l'épinotuml faît souvent un avec le metasternum, le pronotum avec le mesonotum, etc,
Les fourmis ont dans la règle trois stigmates respiratoires de chaque côté ; le premier est au bord postérieur du pronotum; il paraît manquer chez quelques © et «, mais Gerstäcker assure qu'il est toujours là chez les . Le second est sur les côtés du bord postérieur du mesonotum, et le troisième sur les côtés de l'épinotum, ou quelquefois, sur sa face déclive. Il y en a plus de deux à la base de l'écaille ou de chacun des nœuds du pédicule. | Les ailes (Fig. 1) ne se trouvent que chez les (ÿ et les © encore vierges. Elles sont identiques dans les deux sexes d'une même espèce, Les supérieures (A) sont plus longues que
Fig. 2 Fig. 3
les inférieures (B) ; c'est comme pour tous les hyménoptères; elles dépassent ordinairement le bout de l'abdomen lorsqu'elles sont au repos. Celles des «ÿ sont beaucoup plus solidement articulées que celles des © ; nous avons déjà vu les points du thorax où elles s'attachent,
Les figures 1 à 3 et leur explication indiquent des noms et la situation des nervures et des cellules des ailes chez trois genres différents de fourmis habitant la Suisse.
Les pattes sont au nombre de trois paires analogues chez les 8, © et «, et variant peu en général, sauf en longueur. On y distingue : 1°) La hanche (Fig. 29, h), pièce ovale, plus ou moins allongée, très épaisse et assez longue aux pattes antérieures, 2°) L'anneau fémoral (Fig. 29, af), petite pièce unique, très courte, n'ayant presque pas de mouvement sur la cuisse, 3°) La cuisse (Fig. 29, f), pièce assez longue, le plus souvent aplatie dans :
Fig. 1 3
un sens, plis ou moins uniforme ou nilée vers le haut. 4°) La jambe ou tibia (Fig. 29, t),
pièce allongée | qui va s'épaississant vers son extrémité inférieure, où elle porte l'éperon
(Fig. 11 et 29, e), petite pièce qui s'articule à l'extrémité du tibia à côté du premier article
du tarse, Cet éperon est dirigé en bas, et, dans les pattes antérieures, il est en forme de
peigne arqué dont la concavité qui regarde le premier article du tarse (Fig. 11, tars) est
garnie de dents pointues, serrées, allant en se raccourcissant vers l'extrémité, Aux pattes
postérieures et médianes, il peut manquer complètement ou n'être qu'une épine articulée, plus ou moins couverte de petits poils ou piquants ; mais il peut aussi être en peigne comme celui des pattes antérieures, Va auquel cas il est plus mince, plus long et plus droit. 5°) Le farse (Fig. 29,
long que le tibia, estarqué’en haut dans les pattes antérieures ; sa concavité, dirigée contre celle de l’éperon, mais située un peu plus bas, est garnie de poils épais et pointus (Fig. 11, tars). L'espace compris entre ces deux concavités sert aux fourmis à passer leurs antennes et leurs pattes qui sont ainsi nettoyées entre ce peigne et cette brosse, Ce fait fut déjà décrit par Degeer et par Huber. Les tarses postérieurs et médians n'ont pas de concavité semblable, Les articles 2, 3 et 4 sont petits, Fig. 11 . surtout ce dernier ; l'article 5"° est plus grand que le 4%, et muni de
deux crochets terminaux. Entre ces deux crochets est un petit lobe corné HAeEn
ordinairement pas la moitié de la longueur des crochets
Les pattes antérieures sont les plus courtes, puis viennent les médianes ; les postétieures sont les plus longues. Leur direction, leurs articulations sont comme chez les autres insectes ; les antérieures sont dirigées en avant ; les postérieures et les médianes plutôt
en arrière,
Abdomen
Il se compose de six segments chez les Q, & et 9|, de sept chez les «. Ces segments
sont emboîtés les uns dans les autres de telle sorte que, à partir du premier, celui qui est
devant recouvre toujours une partie plus ou moins grande de celui qui le suit immédiatement,
à moins que l'abdomen ne soit anormalement distendu. Le premier segment chez les
Camponotinae et les Dolichoderinae (Fig. 16) et les deux premiers chez les Myrmicinae (Fig. 29) sont métamorphosés,: c'est-à-dire rétrécis sous la forme de un (p) ou de deux
“{p:-{,:p- 2) nœuds articulés qui constituent le pédicule. Les Ponerinae nous montrent
de la manière la plus claire la genèse pédicule, Chez eux le second segment ou pospétiole est plus ou moins rétréci à son bord postérieur, sans être atrophié comme chez les
Myrmicinae, aussi ne le considère-t-on pas comme faisant partie du pédicule. Le rétrécis-
sement n'a point lieu entre le second et le troisième segment comme une observation superficielle semble le montrer, mais la partie antérieure du troisième emboîtée dans le second est étranglée par le bord postérieur de ce dernier qui se resserre. De là résulte que chez les Ponerinae, suivant les positions que prennent le second et le troisième segment de
tars) est toujours de 5 articles dont le premier, très long, souvent plus
l'abdomen l'un par rapport à l'autre, on voit apparaître une portion de la partie antérieure …
rétrécie du troisième, soit sur le dos, soit sous le ventre, en forme de demi-lune ; on dirait à première vue un segment supplémentaire, Ce fait explique en même temps comment se
forment les articulations des nœuds du pédicule : la partie antérieure très rétrécie du troisième segment iorme la tête, ou plutôt le cylindre articulaire de l'abdomen dans la
cavité postérieure du second nœud du pédicule des Myrmicinae. Il en est de même des rapports entre le premier et le second segment. Chez le du genre Anergates (Fig. 29),
et chez plusieurs formes de la sous-famille exotique des Dorylinae, les nœuds du pédicule
redeviennent semblables à des segments abdominaux, On est donc convenu d'attribuer au pédicule le premier segment abdominal des Camponotinae, des Dolichoderinae et des Ponerinae, ainsi que les deux premiers segments des Myrmicinae, réservant le nom d'abdomen aux autres segments non atrophiés; nous appellerons donc premier segment de
l'abdomen le seccad segment réel des deux premières sous-familles, et le troisième segment
réel des Myrmicinae. Cette dénomination se justifie par le fait que le jabot et le gésier sont
toujours situés dans la partie antérieure (premier segment) de l'abdomen proprement dit, |
peu importe qu'elle corresponde au second ou au troisième segment réel.
Le pédicule est très étroit. Chez les Camponotinae, les Dolichoderinae et les Ponerinae où il ne se compose que d'un segment (pétiole), il est cylindrique (Fig. 15 et 16, p), surmonté d'une pièce nommée écaille qui est constituée par une partie de la lame dorsale du premier
segment abdominal primitif, L'écaille (Fig. 15 et 16, e) varie beaucoup ; elle est ordinai-
rement large et comprimée d'avant en arrière, mais quelquelois aussi épaisse et arrondie. Elle est tantôt haute, tantôt basse ; tantôt entière, tantôt échancrée à son bord supérieur ; tantôt verticale, tantôt inclinée en avant (Fig. 15 et 16), quelquefois jusqu'au point de se souder presque entièrement au corps du pétiole ; etc., etc. Chez les Myrmicinae, les deux articles du pédicule sont en forme de nœuds, sans écaille ; Mayr a cependant rendu attentit au fait que le premier nœud est ordinairement surmonté d'un bourrelet transversal à sa
partie supérieure, et que ce bourrelet correspond évidemment à l'écaille. Le premier nœud
est le plus souvent cylindrique et raminci en avant où il se termine par une petite tête
articulaire ouverte au milieu pour prêter passage à l'œsophage et à la chaîne nerveuse.
Il porte presque toujours en dessous, devant, une dent plus ou moins marquée, dirigée en avant et en bas, qui heurte le metasternum lorsque le pétiole se recourbe trop en bas (Mayr). En arrière et en dessus le bourrelet précité heurte l'épinotum dans le mouvement de bas en haut et en avant (Mayr). Le second nœud (postpétiole) est plus court que le premier ;
il s'articule en avant avec le premier nœud, et en arrière avec la tête articulaire largement
ouverte du premier segment de l'abdomen. Celle-ci est située à l'ordinaire à l'extrémité
antérieure de l'abdomen, maïs chez le genre Cremastogaster elle se trouve sur le devant.
de la face supérieure, Chez les fourmis à pédicule d'un seul article, le mouvement est moins étendu, surtout en haut et de côté, car l'écaille le gêne ; chez les Tapinoma où l'écaille est presque nulle, il est cependant très considérable, aussi latéralement. Les deux
articulations y sont à peu près également mobiles ; celle entre le pédicule et l'abdomen
paraît pourtant l'être un peu plus. Chez les Myrmicinae, par contre, le mouvement, très étendu en tout sens, est surtout fourni par l'articulation entre le premier nœud et le
metathorax, tandis que l'articulation postpétiolo-abdominale est à peine mobile et que celle :
TUNER
NO
QE d qui se trouve entre les deux nœuds tient le milieu, Les genres Cremastogaster et Solenopsis, surtout le premier, peuvent relever leur abdomen jusque par dessus leur tête, grâce à
une plus grande mobilité de toutes les articulations, et de plus, chez les Cremastogaster,
à ce que le premier nœud est aplati en dessus, et ne vient pas heurter l'épinotum,
L'abdomen proprement dit est sphérique, ovale, allongé ou cordiforme. Il est parfois
D. large que haut, d'autres fois plus haut que large. Chez quelques formes, il est aplati
en dessus et bombé en dessous. Chez les Ponerinae il est rétréci après le premier segment. 7. les G' des Camponotinae, des Dolichoderinae et des Ponerinae, il se compose de
6 segments ; chez les Q, © et 9|, ainsi que chez les ' des Myrmicinae, il se compose de
5 segments ; enfin chez les ©, 8 et | des Myrmicinae, il n'a que 4 segments. La partie
du second segment de l'abdomen proprement dit qui est recouverte par le dos du premier segment et souvent rétrécie, porte fréquemment des stries régulières transversales qui servent d'organe très fin de stridulation, par exemple chez les Ponera et, comme l'a dernièrement prouvé le D' Stäger, chez le Teframorium caespitum. Chaque segment se
compose d'une lame chitineuse dorsale (Fig. 15 et 16, I, 2, 3, 4, 5) et d'une ventrale
(Fig. 15 et 16, 1', 2', 3", 4’, 5°) ; les extrémités latérales des dorsales recouvrent celles des
ventrales quand l'abdomen n'est pas trop rempli; dans le même cas, chaque segment
recouvre, nous l'avons vu, une plus ou moins grande partie de celui qui le suit en arrière (Fig, 16). Tous les segments (aussi bien leurs lames dorsales que leurs lames ventrales) sont pris dans une même membrane blanchàtre, transparente (Fig. 15). Ils vont en diminuant de dimension du premier jusqu'au dernier. La lame ventrale du dernier segment (Fig. 15 et 29, 5’) s'appelle hypopygium ou plaque ventrale, et forme ordinairement un demi-cercle à convexité postérieure ; mais cd des genres Tapinoma et Bothriomyrmex elle est profondément échancrée au milieu. La Fig. 15 lame dorsale de ce dernier segment se nomme |
pygidium (Fig, 15, 16 et 29 : 5). Chez les Camponotinae © et © le pygidium et l'hypopygium
forment ensemble l'extrémité postérieure conique de l'abdomen ; ce dernier, regardé de dessus, laisse voir ses cinq segments (Fig. 16). L'anus (ou plutôt l'ouverture du cloaque) est petit, circulaire et bordé d'une rangée de poils ou cils larges, aplatis et pointus au boui. Il est apical, c'est-à-dire situé tout à l'extrémité de l'abdomen (Fig. 16, a). Par contre chez les « et 8 des Dolichoderinae (Fig. 15), l'abdomen regardé de dessus ne laisse voir que quatre segments ; le bord postérieur de la lame dorsale du quatrième segment forme à lui seul l'extrémité postérieure de l'abdomen qui a l'air tronaué. Le dernier segment est caché en entier sous le quatrième ; il est petit, en forme de calotte. Le pygidium est dirigé obliquement d'arrière en avant et en bas, ou tout au moins verticalement de haut en bas. L'anus est grand, en forme de fente transversale béante, et n'est pas bordé de poils. Il n'est point -à l'extrémité de l'abdomen, mais plus en avant et en dessous (Fig. 15). Les © de ces trois genres rentrent dans la règle générale ; leur pygidium est visible de dessus, leurs valvules génitales forment l'extrémité postérieure de l'abdomen. Ce caractère permet de diviser les