‹ < > fourmis de la Suisse notices anatomiques et physiologiques, architecture, distribution géographique, nouvelles expériences et observations de moeursChapitre 37 sur 139 · Nids minés dans la terre · texte numérisé non relu

Nids minés dans la terre

ot surmontés d'un dôme en matériaux divers

Ils constituent les dômes les plus considérables bâtis par les fourmis d'Europe. Ces dômes facervi) sont connus de tout le monde ; tous les auteurs en parlent, et chacun veut

y découvrir quelque chose de nouveau. C'est encore Huber qui les a le mieux décrits, mais.

il omet ceux des F. exsecta, pressilabris et truncicola. Nylander, qui décrit le premier ces trois formes, caractérise leur nid d'une manière insuffisante et souvent fautive (Synopsis des f. de Fn.). Nous devons y distinguer quatre types desquels dérivent les autres formes : ; 1° Type rufa. 2 Type exsecta. 3 Type sanguinea. 4° Type picea.

La F. rufa sens strict vit dans les bois, dans les lieux ombragés en général, et y Fe des nids réguliers, à base ordinairement circulaire, qui atteignent jusqu'à plus de deux mètres d'élévation au-dessus du sol et encore plus en profondeur au-dessous, Le diamètre de leur base sur le scl peut atteindre deux mètres. Les dômes typiques présentent assez bien la forme régulière d'un cône à sommet arrondi ; lorsque les matériaux sont petits (aiguilles de sapins), le dôme s'éboulant facilement prend plutôt la forme d'un hyperboloïde. Les nids à base elliptique ont l'air formés de deux nids adjacents soudés en un seul dont le sommet se trouve alors être en arête arrondie, Ce dôme repose sur une base en terre maccnnée affectant la forme d'un grand cratère dont le talus extérieur est la continuation

de la surface du dôme. La F. rufa sens strict emploie surtout les aiguilles des sapins et des …

pins comme matériel à bâtir. Chez la race pratensis par contre, qui vit dans les prairies, les

nids sont plus petits et leur dôme est plus ou moins aplati, fait avec des matériaux plus grossiers, plus variés, différant suivant ce que les fourmis trouvent à leur portée. Les uns

sont en forme de poutres ; ce sont des bouts de tiges de graminées, des ramilles sèches, des épines, des aiguilles de conifères, des pédoncules de feuilles sèches, etc; etc. D'autres sont de forme arrondie, plus ou moins sphérique ; ce sont des graines un peu grosses, de petits fruits secs, de petites pierres, les coquilles de petits mollusques, etc. Le type des F. rufa sens strict et pratensis n'emploie presque pas de matériaux mous et plats, soit de débris de feuilles sèches, ou du moins ils ne jouent dans son nid qu'un rôle secondaire ; c'est un premier fait important. Les poutres y jouent par contre un grand rôle et sont de taille

que dans les troncs creusés, Il y a là toutes les variétés possibles de couleur, de consistance et de finesse du carton, parfois aussi des colonies polycaliques et des succursales ; j'en ai rapporté plusieurs de Colombie. Toutes les nombreuses espèces du genre Azfeca, une foule de Cremastogaster, de Camponotus et quelques autres genres construisent des nids en carton dans ou sur les arbres. Les Polyrhachis combinent souvent le carton avec l'art de tisser la soie (Fig. 39) que filent leurs larves utilisées par les ouvrières comme des raveties de tisserand ; les Oecophylla font de même, comme les figures ci-dessus (40, 46 et 47) l'expliquent,

CORRE CONTRER SE CPP?

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