A. CAS OU LES FOURMIS SONT NUISIBLES
1. Pucerons et gallinsectes. Chacun sait combien ces animaux sont nuisibles à certaines plantes, Ce sont surtout les pucerons des racines et les gallinsectes ou Coccinae qui méritent notre attention, Ces derniers {/Chermes, Coccus) font surtout tort chez nous aux pêchers, et dans le Midi aux orangers, mais à bien d'autres arbres encore. Or, tous les jardiniers accusent les fourmis du mal que font ces insectes, et ils assurent qu'en les éloignant on guérit la plante, Les jardiniers n'ont pas tort. En effet, les fourmis protègent les gallinsectes et les pucerons contre tous leurs ennemis naturels qui sont nombreux (larves des coccinelles ainsi que l'insecte parfait, ichneumons, Hemerobius, larves de Syrphus) ; de plus, elles provoquent chez eux une succion plus active, ce qui cause un plus grand épuisement de la plante. Nous n'avons donc pas lieu de nous étonner si, là où les pucerons et les gallinsectes sont soignés par les fourmis, ils prospèrent mieux que lorsqu'ils sont
1) Au mois de février 1868, je trouvai près de Zurich, dans un bois, les excréments desséchés d'un oiseau qui ne devait pas être des plus petits à en juger par leur calibre égal à celui d'un manche de plume. Ces excréments étaient entièrement composés de débris de fourmis très reconnaissables (têtes, thorax, patles, antennes, abdomens), si bien que je pus diagnostiquer à coup sûr la race qui était la Myrmica laevirniodis. I1 faut que cet oiseau (probablement un pic) ait trouvé dans quelque vieux tronc üne fourmilière engourdie de M. laevinodis dont il se soit régalé,
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