‹ < > fourmis de la Suisse notices anatomiques et physiologiques, architecture, distribution géographique, nouvelles expériences et observations de moeursChapitre 59 sur 139 · NAS · texte numérisé non relu

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l'être pendant un an; je lui redonnai des cocons pratensis et elle redevint mixte l'année suivante, Un jour je retrouvai une de ces fourmilières mixtes ayant à peu près autant de sanguinea. que de pratensis. Je repassai 15 jours après à cet endroit et fus surpris au plus haut degré de ne trouver absolument plus que des pratensis dans le nid, Où avaient disparu les sanguinea ? Avaient-elles organisé une émigration à part ? Je me le demande encore.

7° Mais voici des faits encore plus curieux. Depuis trois ou quatre ans je n'ai presque plus fait de ces expériences-là, et celles que j'ai faites l'ont été sur d'autres fourmilières habitant ailleurs. Or voici que cette année (1871) je retrouve trois fourmilières mixtes sanguinea-pratensis aux places où j'en connaissais il y a trois ou quatre ans, places que j'avais négligé de visiter dès lors. L'une de ces fourmilières, entre autres, habite l'endroit même où se trouvait dans le temps celle dont les sanguinea avaient disparu dans l'espace de 15 jours. La seconde est remarquablement grande ; son nid a plusieurs dômes, et contient des F. rufibarbis en nombre plus grand encore que les pratensis et les sanguinea (je puis m'expliquer à la rigueur la présence de cette fourmilière-ci par un combat que j'ai provoqué l'année passée entre des F. sanguinea et des F. rufibarbis, combat dans lequei je mêlai quelques prafensis, mais presque sans cocons). La troisième est à peu près entièrement composée de pratensis ; elle est justement occupée à s'établir dans un nouvau nid ; les sanguinea, quoique rares, aident activement au déménagement. Il faut nécessairement qu'au moins deux de ces fourmilières aient pu rester mixtes pendant quelques années, ce qui se comprendrait à la rigueur si chacune des deux sortes avait pu entretenir suffi-

samment de ©, de «ÿ et de larves de son espèce pour empêcher l'autre de prendre le dessus. Jamais je n'ai observé la moindre rixe entre les sanguinea, les pratensis et les

fusca ou rufibarbis de ces fourmilières,

Expédition naturelle de F, sanguinea sur une fourmilière de F, pratensis

é Je rapporterai ici un fait dont je n'ai été témoin qu'une fois, mais qui montre qu'une fourmilière mixte sanguinea-pratensis peut fort bien se trouver accidentellement à l'état de nature :

À trente pas d'une grande fourmilière sanguinea que je connaissais de longue date, il s'était établi depuis peu une très petite fourmilière de F. pratensis, au bord d'une vigne.

Un beau jour je m'arrêtai près des sanguinea et je vis qu'une épaisse colonne de leurs 8 se dirigeait du côté du nid des pratensis : je la suivis et j'aperçus bientôt des $ sanguinea revenant chargées d'énormes cocons © ou «7 qui ne pouvaient être de fusca ni de rufibarbis. Je courus au nid des pratensis, et il en était temps. Le dôme était couvert de

sanguinea et la fourmilière entière des pratensis fuyait dans une déroute, complète au milieu

de la vigne, avec ses © fécondes et quelques cocons © ou ' sauvés du pillage. Les F.

sanguinea les y poursuivirent encore sous mes yeux, et les dispersèrent complètement après :

leur avoir enlevé leurs derniers cocons. Elles mangèrent ensuite tous ces cocons, probablement parce qu'ils étaient de © ou de «. Si les pratensis eussent eu à ce moment des cocons 3, les sanguinea les auraient, je crois, fait éclore et la fourmilière serait devenue mixte, Or on sait que le moment où les F. pratensis ont telle ou telle sorte de cocons dans leur nid varie énormément suivant les fourmilières,

Alliance entre jeunes fourmis d'espèces différentes

Les fourmilières mixtes naturelles de P. rufescens et de F. sanguinea montrent déjà que de fourmis d'une autre fourmilière et d'une autre espèce, prises à l'état de nymphes par ces deux sortes de fourmis, et écloses au sein du nid de leurs ravisseurs, deviennent "3 alliées et amies de ceux-ci. L'expérience citée plus haut (IL. 5) montre qu'on peut obtenir … artificiellement, mais en pleine liberté dans les champs, des fourmilières mixtes d'autres | te qui ne vivent jamais ensemble à l'état de nature ; on voit même alors l'espèce pillée devenir ennemie de la fourmilière qui lui a donné le jour‘). Or Huber a déjà dit, 5 et j'ai confirmé le fait, que les P. rufescens et les F. sanguinea enlèvent souvent aussi . dans leurs expéditions des fourmis encore toutes blanches, fraîchement sorties de leur ue, et que ces jeunes 8 se laissent faire et s'habituent à la société de la fourmilière … ennemie comme les © écloses seulement après avoir été ravies à l'état de nymphes. D'un En côté, lorsqu'une fourmilière assiégée par une autre prend la fuite, on remarque que » ses jeunes fourmis ne se mêlent jamais au combat ; elles ne savent que s'enfuir en suivant * les autres et en emportant des nymphes, mais elles savent faire cela, De tous ces faits j'avais * conclu ce qui suit: Les fourmis fraîchement écloses de leur nymphe apprennent d'abord … les travaux domestiques et le soin des larves ; plus tard seulement, elles arrivent à distinguer un ami d'un ennemi, à savoir qu'elles sont membres d'une fourmilière plutôt que d'une autre, et à combattre en conséquence. Pour m'en assurer je fis l'expérience suivante qui, je crois, ne manque pas d'intérêt.

: Je me décidai à établir dans une boîte vitrée de jeunes fourmis de trois espèces différentes en leur donnant des nymphes nues et des cocons de six espèces à soigner. Il » fallait les choisir très jeunes et les metire toutes ensemble, car chez certaines espèces il … suffit de trois ou quatre jours de vie pour qu'une nouvelle éclose sache déjà plus ou moins teconnaître un ennemi. Je mis dans ma boîte vitrée des nymphes avancées de F. pratensis, 4 exsecta, fusca, rufibarbis, sanguinea et de C. aethiops, sous la garde de quelques jeunes © … exsecta, sanguinea et rufibarbis prises dans diverses fourmilières, Dans un coin de la boîte De. je mis de la terre humide et un morceau de verre par-dessus. Bientôt les jeunes fourmis - des trois espèces, travaillant de concert, et sans essayer de se disputer, portèrent presque toutes les nymphes sous ce morceau de verre et s'y établirent en commun. Une seule © . rufibarbis, un peu moins jeune (plus foncée) que les autres, fit bande à part et alla s'établir à l'autre bout de la boîte avec un cocon. Je cherchai plusieurs fois en vain à la faire aller vers les autres ; elles les évitait toujours et retournait dans son coin avec son cocon ; - à la fin pourtant elle se décida (le lendemain seulement) à s'unir à ces ennemis qu'elle ne pouvait éviter, Dès les premiers jours de l'expérience, j'eus le plaisir de voir de nouvelles jeunes fourmis écloses dans ma boîte, et, en observant attentivement, je vis des F, exsecta »“ et rufibarbis occupées à déchirer quelques cocons, à en extraire la nymphe, et à aider

1) Je n'ai réussi il est vrai à obtenir en liberté que des fourmilières mixtes sanguinea-pratensis (plus les esclaves fusca ou ‘rufibarbis), et encore toujours en donnant les cocons pratensis aux sanguines ; les | autres essais ont toujours manqué, les cocons donnés ayant été mangés. Maïs on verra que j'ai obtenu bien d'autres fourmilières mixtes dans mes appareils tenus en chambre,

délicatement celle-ci au moyen de leurs mandibules à se défaire de sa vieille peau. Ce furent d'abord des F. exsecta qui reçurent ainsi le jour. Mais bientôt je vis des F. rufibarbis ouvrir quelques cocons de F. fusca et de F. pratensis ; je vis aussi quelques F. exsecta rendre le même service à des nymphes de F. pratensis. Je remarquai cependant en général que chaque sorte de fourmi préférait faire éclore les nymphes de son espèce. Les cocons de C. aethiops furent seuls négligés ; les jeunes © en ouvrirent bien un ou deux, mais les nymphes qui y étaient contenues périrent. J'eus ainsi le plaisir de voir naître sous mes yeux une petite fourmilière on ne peut plus artificielle, composée de cinq espèces différentes vivant toutes dans la meïlleure intelligence. Cette expérience me donna l'occasion de remarquer que parmi les nymphes de F. pratensis que les © tiraient de leur cocon, les unes étaient encore presque blanches et les autres déjà extrêmement foncées, noires et jaunes : il y en avait aussi de couleur intermédiaire et toutes réussissaient également bien ; mais les plus foncées devenaient presque aussitôt des fourmis robustes et actives, tandis que les autres restaient plusieurs jours faibles et paresseuses. Ce fait que j'ai déjà confiimé très souvent depuis lors, aussi pour d'autres espèces, semble prouver que les nymphes de fourmis sont capables d'éclore à des degrés différents de maturité, qu'il n'y a pas un instant fixe pour leur éclosion, laquelle serait impossible avant ou après, maïs que les cuvrières les font éclore à volonté, tantôt plus tôt, tantôt plus tard, suivant leur convenance. Cependant une nymphe de P. rufescens © que j'avais sortie trop tôt de sa coque, ne se décida à éclore que plus de 30 heures après, et son éclosion fut parfaitement normale (XXX, 4). Ce temps a naturellement une limite, et j'ai vu de vieilles nymphes, tirées sans doute trop tard de leur cocon, essayer de marcher avec leur vieille peau dont elles n'avaient pu se délivrer, Elles périssaient au bout de peu de temps dans cet état,

Environ dix jours après le commencement de l'expérience, plusieurs des premières’ 8 de ma boîte étaient déjà devenues plus foncées, Je dus alors m'absenter, et avant de partir je déposai ma fourmilière devant une fente de mur où elle ne tarda pas à s'installer. Puis j'allai chercher de nouveau de jeunes ouvrières de F. fusca et pratensis dans l'espoir de renforcer mes élèves. Maïs celles-ci n'en voulurent rien ; elles prirent les nouvelles arrivées qui cherchaient à entrer dans leur nid, après les avoir menacées de leurs mandibules, les emportèrent à une certaine distance et les y abandonnèrent. Je replaçai en vain plusieurs fois ces nouvelles fourmis devant le nid ; les anciennes les rejetèrent avec toujours plus de colère, Elles avaient donc bien décidément formé une fourmilière indépendante. Quand je revins quatre semaines plus tard, la fourmilière avait disparu, détruite probablement par les peuplades voisines,

Rapports entre fourmis adultes de même race, mais de fourmilières différentes

Ebrard, d'après quelques expériences analogues à une ou deux de celles qui vont suivre (1 c, p. 25 et 26), a cru, comme nous l'avons déjà dit plus haut, que les fourmis de même espèce ne se tuaient jamais. C'est une grave erreur; à ce compte-là toutes les fourmilières d'une même espèce ne tarderaïent pas à former une confédération, ce qui n'a pas lieu. Huber croit au contraire, ou du moins a l'air de croire, qu'elles se battent toujours et ne s'allient jamais. C'est également erroné, quoique plus près de la vérité, Frappé de

cette contradiction, j'ai fait une foule d'expériences sur ce sujet : je vais en décrire quelques- - unes, Leur résultat général est des plus curieux : le voici en gros : les fourmis de même espèce et de fourmilières différentes se battent à outrance quand les deux partis sont séparés l'un de l'autre, placés dans des circonstances commodes, qu'ils sont bien établis, À point inquiétés, et libres ; le combat devient froid ou chronique quand l'un des deux partis au moins est placé dns une situation très gênante, mais surtout quand tous deux sont enfermés ensemble ou placés dans des circonstances difficiles, et il se termine alors le 2 Le souvent par une alliance définitive ; quand les circonstances sont des plus mauvaises, et surtout quand il n'y a qu'un très petit nombre d’ouvrières de chaque fourmilière, il n'y a pas même de combat ; l'alliance est immédiate ou peu s'en faut, Une fois qu'une alliance . s'est faite, elle ne peut plus se défaire. Il y a du reste des exceptions à tout ce qui précède. Nous retrouverons des faits analogues dans des expériences plus complexes qui seront décrites ailleurs : :

1. Un soir d'été, en 1858 ou 59 (mes notes ne renferment pas la date) je remplis un sac de F. pratensis (les F. rufa et fruncicola ne se trouvent pas aux environs immédiats de . Vaux, de sorte qu'une erreur de race est impossible) prises dans 7 où 8 fourmilières fort … éloignées les unes des autres, et je versai le tout, à mon retour, au pied d'un lilas. Le

lendemain elles travaillaient toutes en bonne harmonie et fondaient un nid commun. À quel- ques jours de là, j'allai remplir un nouveau sac dans une autre fourmilière de F. pratensis . et le déposai près du lilas, à côté des précédentes. Presque aussitôt un combat acharné “ s'engagea ; une partie des nouvelles venues furent tuées ; les autres s'enfuirent en empor- . tant leurs cocons et allèrent s'établir ailleurs.

2. Le 8 mars 1868 je trouvai deux fourmilières de Leptothorax acervorum ; je pus enlever en un seul morceau l'écorce qui contenait le nid de la première que je nommerai À, - tandis que je ne m'emparai de la seconde, que j'appellerai B, qu'en recueillant les &, les © . fécondes et les larves dans un mouchoir. Cependant B était plus grande que À. Arrivé - chez moi, je couvris ma table d'une nappe, je posai le morceau d'écorce renfermant les — Lepiothorax À au milieu de la table, sur la nappe, et je versai les autres à côté. Les … Leptothorax sont assez craintifs et chérissent l'écorce ; aussi les B, se trouvant sur cette 4 nappe unie, se hâtèrent-ils d'envahir le morceau d'écorce où ils découvrirent bientôt les fe petites ouvertures conduisant dans le nid des A. Ils s'y introduisirent aussitôt et y trans-

portèrent leurs larves, sans qu'on vît sortir d'abord un seul À pour se défendre, Mais bientôt la scène changea et je vis sortir des trous de l'écorce plusieurs Leptothorax occupés — àen tirer d'autres par les pattes, L'un des partis, je m'assurai à divers signes que c'étaient les B, avait le dessus, car plusieurs de ses £ étaient presque toujours occupées à en tirailier une seule des autres, et les B continuaient à introduire leurs larves dans le nid. Ces combats n'étaient pas vifs ;: l'aiguillon ne s'en mêlait point, et de plus, cette espèce étant extrêmement robuste et coriace, les. champions n'arrivaient presque absolument pas à se faire de mal. Cependant je vis bientôt de plus en plus clairement que les B étaient occupés

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établir à leur place. Mais les À, ne sachant où aller, ne s'enfuyaient pas et cherchaient au contraire à rentrer dans leur nid, Ce fait donna lieu aux scènes les plus comiques. Les B, exaspérés de voir que les À se hâtaient de rentrer dans le nid aussitôt qu'ils les lâchaient,

< | -à tirer un à un tous les À hors du nid, y compris leurs femelles, dans le but évident de s'y

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se mirent à les saisir un à un par le thorax ou par une patte, et à les transporter à distance, soit à trois ou quatre centimètres du morceau d'écorce ; puis ils les déposaient là, croyant peut-être que les À n'oseraient pas revenir, Ces derniers se sentant plus faibles repliaient pattes et antennes et se laissaient porter ; mais aussitôt qu'ils étaient libres, ils retournaient en ligne droite au nid où ils arrivaient souvent aussi vite que ceux qui les avaient emportés. Ebrard (1 c. p. 27) raconte un fait analogue qu'il a observé chez le Camponotus herculeanus. Je m'amusai à suivre assez longtemps ce manège et je vis que les B transportaient les À à des distances toujours plus grandes. Enfin un B arriva avec son fardeau au bord de la table ; il y avait évidemment là un précipice à pic, aussi s'arrêta-t-il net ; je le vis avancer la tête du côté du vide en soulevant l'ouvrière À qu'il portait et qui était toujours repliée, puis ouvrir les mandibules et laisser choir son ennemi sur le plancher. Il attendit encore un instant, puis revint sur ses pas. Je pris alors délicatement la fourmi À qui courait déjà sur le plancher et la remis sur la table devant l'ouvrière B qui revenait au nid. Celle-ci l'ayant aperçue la saisit aussitôt, la porta derechef jusqu'au bord de la table, tendit le cou encore plus avant que la première fois et la jeta de nouveau, ou plutôt la fit tomber par terre, Je répétai deux fois l'expérience et obtins le même résultat ; le Lepfothorax B recommença chaque fois son œuvre sans se rebuter.

Je mis alors le morceau d'écorce et toutes les fourmis éparses dans un bocal en verre. La lutte continua pendant plusieurs jours dans le bocal exactement comme je viens de la décrire. Les A sorties du nid par les B y rentraient toujours. Deux ou trois £ À furent même assez gravement maltraitées et eurent des pattes et des antennes coupées, Cependant peu à peu les B finirent par renoncer à leur haine inutile et admirent la plupart des À dans leur fourmilière (ils ne les tuèrent pas dans le nid, car j'aurais vu les cadavres que les fourmis rejettent toujours en cas pareil). Mais leur colère se concentra sur deux © fécondes À, l'une claire et l'autre foncée, et sur trois ou quatre $ qu'ils ne cessèrent de tirailler et de chicaner. Je vis un Leptothorax B porter une de ces © pendant plusieurs

heures en tournant au fond du bocal, sans la déposer. Ces quelques pauvres rebutées erraient

tristement au fond de leur prison ; la © foncée et une ou deux 8 périrent bientôt, Au bout de huit ou dix jours, la © claïre fut laissée tranquille, et même admise dans le nid ; je la vis dès lors y entrer et en sortir sans être incommodée. Depuis ce fait, il n'y eut plus aucune rixe. Près de deux mois plus tard, le 30 avril, ayant mis le bocal au soleil, je vis un Leptothcrax ® en serrer tout à coup un autre contre le verre, Après un vif échange de mouvements d'antennes, il le retourna d'un seul coup sens dessus dessous en lui prenant une mandibule par dessous, et l'emporta ainsi dans le nid, tandis que l'autre se renversait par dessus la tête du porteur en repliant pattes et antennes : c'est leur manière amicale de se porter ; je l'ai observée fort souvent. Cette fourmilière ne me montra dès lors rien de particulier, Les L. acervorum sont très craintifs ; ils ne touchèrent jamais aux insectes que je leur donnai, maïs seulement au miel.

3. Le 23 mai 1868, à trois heures de l'après-midi, à Zurich, par un beau soleil, je déposai le contenu d'un sac puisé dans un nid de F. rufa vers une fourmilière éloignée de la même race, Il y eut un combat assez vif, beaucoup de ® furent saisies sur le dos et écrasées, mais le venin fut peu employé. Une heure après, le temps s'était couvert. Je pris de nouveau un sac de rufa et le portai vers une petite fourmilière de F. pratensis composée

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