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| portaient des nymphes. Ils faisaient alors glisser leurs mandibules sur la nymphe, comme les Polyergus. Arrivé de la scrte à la tête du Teframorium, le Strongylognathus commençait le mordre. Un Teframorium ainsi menacé lâchait presque toujours sa nymphe pour s'enfuir, et le S. Huberi l'emportait. Il était singulier de voir la terreur que ces mandibules 4 des Sirongylognathus inspiraient aux Tetramorium, terreur presque aussi grande que celle . des F. rufibarbis pour les mandibules des P. rufescens ; aussi jamais un Teframorium ne » restait-il accroché aux pattes d'un S. Huberi ; il lâchait prise dès que ce dernier se retour- 1 nait, Par contre je vis des Tetramorium saisir des Strongylognathus par le thorax et finir ainsi par les tuer. Les quelques esclaves (?) des S. Huberi qui avaient d'abord suivi l'armée 4 se retirèrent bientôt complètement après avoir emporté quelques nymphes de l'ennemi dans pur nid. Les Strongylognathus restèrent donc entièrement seuls au combat. Ils n'avaient d'abord guère pris de nymphes, mais bientôt leurs deux colonnes envahirent toutes les
cachettes cù les Tetramorium avaient entassé leurs élèves, et les leur ravirent avec autant 4 d'ensemble que des P. rufescens. Bientôt l'armée des S. Huberi revint au nid en courant,
chargée de nymphes, tandis que de nouvelles # accouraient encore au pillage. On eût dit une … armée de P. rufescens pillant un nid de F. fusca très rapproché du sien : l'analogie était | complète ; les Sirongylognathus portaient les nymphes exactement comme les Polyergus. D. Un seul fait ne cadra pas avec les autres : lorsque le combat fut fini, je remarquai, là où E avait été la colonne B, une cinquantaine de cadavres dont presque la moitié étaient des
S. Huberi. Sur le terrain de la colonne À, la proportion des morts était, il est vrai, beaucoup | moins favorable aux T. caespitum.
| Le nombre des S. Huberi dans cette fourmilière était certainement supérieur à celui des P. rufescens dans les leurs, même par rapport au nombre des esclaves. Cette) découverte m'intéressa au plus haut degré, et je mis tout ce que je pus de la fcurmilière dans un sac, afin de l'établir à mon retour. Je dus malheureusement voyager encore pendant près de m trcis semaines que mes S. Huberi durent passer dans ma malle avec un peu d'eau et de miel. - Ils arrivèrent cependant en partie vivants à Vaux, et j'établis ce qui en restait dans une : arène de gypse avec un appareil (système D). Il y avait dans la fourmilière des larves et des nymphes #, © et de S. Huberi, ainsi que des nymphes © de T. caespitum, mais aucun sel ni aucune © de cette dernière espèce. Le déménagement de l'arène dans l'appareil ne “ me montra rien que ce que j'avais prévu ; les Tetramorium, quoique moins nombreux, car ils - avaient plus souffert du voyage que les Sfrongylognathus, firent seuls tout l'ouvrage ; ils mangèrent seuls aussi le miel que j'avais mis dans l'arène, et le dégorgèrent ensuite aux S. Huberi. Cette fourmilière ne me montra dès lors rien de particulier, car les nymphes — avaient toutes péri pendant mon voyage, sauf une. Mes S. Huberi existent encore à présent (2 octobre 1871) dans l'appareil. J'observai une fois dans tous ses détails le dégorgement
d'un Tetramorium à un S. Huberi; cela se passa comme chez les autres fourmis. Les (4 Strongylognathus restèrent toujours dans l'inaction la plus complète.
Je crois qu'on ne peut refuser au S. Huberi la faculté de se pourvoir de nymphes © de RATE en allant les piller dans les fourmilières naturelles, comme le P. rufescens. Reste
ne
encore à observer s'il le fait en réalité à l'ordinaire dans l'état de nature.
P, S, (1919). Plus tard je retrouvai deux fois le S. Huberi à Fully. Une fois j'en rapportai une fourmilière à Chigny en vélocipède. Je confirmai sur elle mes anciennes expériences et je pus élever les ©
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