‹ < > fourmis de la Suisse notices anatomiques et physiologiques, architecture, distribution géographique, nouvelles expériences et observations de moeursChapitre 78 sur 139 · SN, D · texte numérisé non relu

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et les 4 ; mais les Tetramorium auxiliaires rejetèrent les nymphes de leur espèce pillées par les S. Huberi. Par contre M. Rehbinder observa au Mont Athos, près de Batoum, une expédition naturelle du grand Strongylognatus Rehbinderi Forel sur le T. caespitum. |

XVIII ; Myrmecina RMC | ‘118

Tous les auteurs qui ont observé cette fourmi se plus à la décorer des titres de Ne paresseuse et de lâche ; le second est très mérité, mais pas le premier.

1. J'en trouvai une fourmilière le 24 juillet 1870, et je la mis dans l'arène de gypse | de mes Sfrongylognathus testaceus, laquelle était fort grande. Cette fourmilière se composait ! | de près de 100 $ avec beaucoup de nymphes © et (j ; je ne pus y trouver de © féconde, mais. 3 plusieurs ? avaient de gros abdomens. Je leur avais préparé un petit tas de terre humide. couvert d'une lame de verre sur laquelle était une feuille de carton qu'on pouvait ôter à. volonté. Les Myrmecina se mirent aussitôt à y creuser des galeries très étroites, et au. VA milieu sous le verre, elles firent une grande case qui avait plusieurs prolongements. Elles se . À montrèrent très assidues auprès de leurs nymphes. Au bout de quelque temps plusieurs GC. et plusieurs 8 étaient éclos. Ces fourmis ont une allure très lente ; leur cuirasse de chitine Re: est d'une dureté à toute épreuve ; leurs pattes courtes et tout leur corps épais et ramassé ES en font un être à part. Elles ont la faculté de se rouler en boule en repliant leurs pattes et. leurs antennes, comme le font beaucoup d'insectes ; dans cette position elles ont le bout de x l'abdomen vers la bouche, tandis que les Sfrongylognathus et même les Tetramorium qui. font aussi quelquefois les morts se contentent de replier les pattes et les antennes en con- ; EE servant le corps à demi étendu. Dès qu'on les effraie, les Myrmecina se roulent en boule, pe sans chercher ni à s'enfuir, ni à se défendre ; elles conservent souvent dans cette position . ; les nymphes qu'elles tenaient auparavant entre leurs mandibules. On comprend que celles de ” mon arène de gypse vécurent à côté des Sirongylognathus qui étaient en fort petit nombre … sans se battre avec eux, Je vis des Sfrongylognathus et de leurs Teframorium venir visiter . le nid des Myrmecina ; celles-ci les entouraient sans les attaquer, sans même les menacer. Si un Sfrongylognathus dans cette position menaçait une des Myrmecina, celle-ci se roulait en boule, même au milieu de son nid, dans la case centrale. Je remarquai que les Myrmecina, . pour éviter ces invasions, se contentaient de placer une © à l'entrée de chacune des petites … ouvertures du nid ; cette © fermait entièrement l'entrée avec sa tête ou son abdomen. Maïs mes Myrmecina voyageaient aussi dans l'arène ; elles mangeaient du miel ; j'en vis beaucoup qui allèrent jusqu'à l'entrée de l'appareil des Strongylognathus, mais sitôt qu'un de ceux-ci. les approchaïit, elles se roulaient en boule jusqu'à ce qu'il fût parti, Un jour elles voulurent | déménager et aller dans un autre coin de l'arène. À cet effet, elles se suivirent à la file; j'en vis une seule essayer de porter une de ses compagnes qui s'y refusa. Je n'avais jamais vu une Myrmecina combattre, et, pour y parvenir, j'en mis une au milieu d'une fourmilière de. T. caespitum. Elle se roula aussitôt en boule ; les Teframorium avaient presque l'air de. l'éviter (son odeur framboisée en était-elle cause ?), Je réussis cependant à chicaner assez. deux ou trois T. caespitum pour qu'ils s'acharnassent sur la Myrmecina. Celle-ci ne se. déroula que lorsqu'elle fut très fortement mordue, et ne mordit elle-même qu'une ou deux

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