Juvénal. Sat. XIIl, li-ail. Dussaulx
?. De Qiialrefag'cs, Journal des snvrints, février ISSI .
part n'en ont qu'une et demie. Leur chevelure est très longue ; elle leur descend jusqu'aux genoux et même encore plus bas. Ils ont la barbe plus grande que tous les autres hommes ; quand elle a pris toute sa croissance, ils ne se servent pas de vêtements : leurs cheveux et leur barbe leur en tiennent lieu. Ils sont camus et laids. Leurs moutons ne sont pas plus gros que des agneaux ; leurs bœufs et leurs ânes le sont presque autant que des béliers. Leurs chevaux, leurs mulets et toutes les autres bêtes de charge ne le sont pas plus que des béliers. LesPygmécs accompagnent le roi de l'Inde : il en a trois mille à sa suite. Ils sont très justes et se servent des mêmes lois que les Indiens. Ils vont à la chasse du lièvre et du renard. Au lieu de chiens, ils se servent pour cette chasse de corbeaux, de milans, de corneilles et d'aigles' ».
Slrabon, seul parmi les auteurs de l'antiquité, a nié l'existence d'une race de nains : « On sait, dit-il, que toute contrée reléguée aux extrémités de la terre habitée, par cela seul qu'elle touche à cette zone inclémenle que l'excès de la chaleur ou du froid rend inhabitable, se Irouve vis-à-vis de la zone tempérée dans un état de désavantage ou d'infériorité marquée. Or, cette infériorité rcs-