Musée du Louvre
ij. Suite de l'empereur Othon ii Crolta Ferrata.
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de Pologne, dont la statue en cire se trouve au musée Orfila, de TÉcole de Médecine de Paris, ne fait pas exception à la règle commune. Son squelette que l'on voit dans l'une des collections anatomiques du muséum d'histoire naturelle offre un crâne avec une saillie considérable à la région frontale et sa colonne vertébrale présente deux courbures très marquées. De plus le nez, à en juger par l'épine nasale, devait être épaté et fort long, enfin ses orteils atteignent des dimensions qui lui faisaient des pieds tout à fait disproportionnés.
Il y a loin de là à la petite personne aux traits réguliers que nous a présenté le modeleur ! Mais nous aurons occasion de revenir plus en détail sur cet intéressant personnage.
En général les nains sont laids, et lorsqu'on les dépouille des riches oripeaux dont on les couvre, ils ne donnent guère que le spectacle d'êtres rabougris, disgracieux, au dos et aux membres tors, assez souvent muets, infirmité qui d'ailleurs les faisait rechercher et payer fort cher par les sultans.
L'époque de la plus grande floraison des nains est celle du Bas-Empire, et si on en trouvait une si grande quantité, c'est qu'à ce moment l'art venait en aide à la nature, car on les fabriquait. . Plusieurs procédés étaient en usage :
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FABRICATION DKS NAINS
Aussitôt aprôs la naissance, on ilonnailà l'oiifant une nonrrituro appropriée, ou pour mieux dire insuffisante : il ne fallait pas longtemps pour qu'il dinînt rachitique, ou pour nous servir d'une expression technique, atrepsié. « C'était donc, dit le D'' Martin, une désuétude artificielle qu'on amenait progressivement. »
D'autres fois, d'après le témoignage de Longin', on employait, pour les empêcher de grandir, un moyen atroce et qui ajoutait aux misères de ces pauvres êtres, déjà si malheureux cependant... (( De même que ces boîtes où l'on enferme les Pygmées, vulgairement appelés nains, les empêchent non seulement de grandir, mais les rendent même plus petits par le moyen de cette bande dont on les entoure par tout le corps, ainsi la servitude, je dis la servitude le plus justement établie, est une espèce de prison oîi l'âme se rapetisse en quelque sorte. »
En Italie, à l'époque de la renaissance, la tradition du Bas-Empire fut renouée : les familles riches possédaient toutes un nain et la passion des grands pour un être microscopique fut poussée à un tel point que Ton chercha à s'en