‹ Fous et bouffonsChapitre 52 sur 100 · BOUFFONS. ANTI(,»U1TÉ · texte numérisé non relu

BOUFFONS. ANTI(,»U1TÉ

Irons des omissions et comme nous l'avons dit, nous engagerons les lecteurs curieux de renseignements plus complets à se reporter aux ouvrages si curieusement anecdotiques que nous avons signalés précédemment.

Antiquité

L'usage d'avoir des « fous, » c'est-à-dire des êtres d'aspect étrange, chargés d'égayer et de faire rire, a toujours existé, de mémoire d'homme, car on trouve la trace môme chez les habitants des cieux !

« Pourquoi, dit Erasme ' Bacchus a-t-il toujours été cet éphèbe à la longue chevelure ! parce que toujours fou, toujours ivre, toujours au milieu des banquets, des danses, des chansons et des fêtes, il n'a jamais eu commerce avec Pallas. Il serait si fâché de passer pour sage, qu'il ne veut être honoré que par des jeux et des réjouissances: Il ne s'offense même pas du surnom de bouffon qui lui donne un proverbe grec, qui le dit, plus fou qu'une tête barbouillée de lie... Et plus loin: « Débarrassés de cet importun (Momus) les immortels menèrent joyeuse vie et se laissèrent aller à la pente, comme dit Homère, sans crainte des censeurs.... Que d'espièglerie dans les vols et les

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