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Acte III, se. II

BOUFFONS. ANGLETKRIU-: 223

El qiio nul chevalier n'aura la bourso vide ;

(Jiiand personne ne médira,

Qu'on n'aura plus?i craindre une laug-ue Iraiterosse ;

Quand nul lilou net se fauRlera

Dans une louii; au ])lus (orl de la presse ;

Quant l'usurier, étalant son trésor,

Eu plein champ comptera son or ;

Quand on verra certaines demoiselles ;

Se cotiser pour bàlir des chapelles,

Lors régnera dans Albion

La plus grande confusion

Dont jamais on ait eu mémoire ;

Or vous saurez qu'en ce temps là,

Sur ma parole on peut m'en croire,

El d'ailleurs qui vivra verra.

Sur ses pieds chacun marchera !

11 est évident qu'en introduisant des fous dans ses pièces, Sliakspeare, n'a fait que se conformer aux mœurs de son temps :

Comme en France, les fous avaient un emploi à la cour. Mais la plaisanterie qu'ils employaient souvent à tort et à travers, sans discernement (Peut-on vraiment exiger du discernement de la part d'un fou !) tournait quelques fois très mal pour leur auteur :

Le fou du roi Henri III disait un jour 5 son maître : « Vous ressemblez au Christ. — Comment cela, dit Henri, tout joyeux d'une telle ressemblance ? — C'est, ditlefou, que le Christ avait en mourant tout autant d'esprit qu'en naissant, et vous. Monseigneur, vous avez aujourd'hui tout

l'esprit que vous aviez en naissant. » — Le roi en courroux voulait le faire pendre, mais les valels se conlentèrent de lui administrer une bonne correction.

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