‹ Fous et bouffonsChapitre 79 sur 100 · FOUS. RUSSIE · texte numérisé non relu

FOUS. RUSSIE

pesoit trois cents écus. Brusquet en fit faire une louto pareille de UMon el la fit bien dorer et siihtilement avec trois ou quatre touches, la cliauge avec luy, se carrant aussi bien de la meschante (\\\r de la bonne. Et quand ce bouffon partit pour s'en aller en Flandre, Brusquet escrivit une lettre au roy Philippe, bien fort plaisante et remplie de toutes les naïvetés qu'il avoit fait à son bouffon, que c'esloit un fat et un sot, et qu'il le fit foitter à sa cuysine pour s'estre ainsi laissé Iroraper de lachaisne : etluy en conta toute l'histoire. Mais le roy Henry l'ayant reçu n'en fut pas trop content, cuydant qu'on pensast que lui-même luy eust donnée telle pour se mocquer : et pour ce luy commanda de la renvoyer et radouber bien le tout ; ce qu'il fist, et le roy le recompensa bien d'ailleurs. »

Paep Theim, le fou belge de Charles-Quint, joue son rôle avec une telle impudence, que l'empereur dut sévir à différentes reprises et finalement l'exiler ^.

Les documents sur la cour de Russie sont plus complets: nous savons qu'au xvi'' siècle, la cour

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