‹ Fous et bouffonsChapitre 82 sur 100 · V. Tissot. — La Russie el les Russes. Paris · texte numérisé non relu

V. Tissot. — La Russie el les Russes. Paris

l'oiis. luissTK 233

(Izarewicht Dimilii, col aventurier, moine défro- ({ué, (iiii sous le rùgnc de Boris Godounof avait t'ait assassiner Dimitri pour s'assurer du pouvoir, Otrepief après une fortune inouïe, parvenu à se faire proclamer tzar à Moscou dont il s'était omparé, ne tarda pas à perdre l'affcclion du peuple et des boyards par le mépris qu'il afTectait pour

la religion orthodoxe et les mœurs russes Un

mois après son entrée au palais du Tereni, Otrepief fut précipité d'une fenêtre et égorgé par les boyards. On exposa son cadavre sur la place Rouge avec un masque de bouffon sur la figure, puis on brûla son corps, et ses cendres dont on chargea un canon, furent dispersées au vent '... » Sous le règne de la grande Catherine (1764- 1796.), les bouffons furent en grande faveur à la cour, dont ils faisaient en quelque sorte partie intégrante : c'était sur les caisses de l'Etat que les favoris les payaient et il arriva même que pour récompenser leur bouffon, on leur donna une fonction qui aurait dû être réservée aux hommes les plus sérieux^ aux hommes les plus dignes : « Lorsque Catherine publia la fameuse instruction de son code, qui lui valut par avance le nom de Législatrice du Nord^ Catherine fît convoquer les députés des différentes nations de son vaste empire, et ce ne fut que pour leur

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