s. A. Tissot. Des nerfs et de leurs i/ialadics, p
2. Borrichius, savant Suédois, ICJG-tOOO, enseigna la médecine et la chimie ;i Copenhague.
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liérissables do ce monde, avec tant de bon sens qu'on l'aurait cru anime de l'esprit de Sénèque.
Pour observer un pareil résultat, c'est-à-dire pour assister au réveil brusque des facultés inlellecluelles jusqu'alors endormies ou absentes, point n'est toujours besoin d'une alïection physique, ou pour mieux dire d'une affection se manifestant par des caractères physiques, d'un mouvement fébrile.
Les névroses proprement dites, les délires. peuvent produire les mêmes phénomènes.
Ceci est un fait connu de tous, et depuis longtemps déjà : « On voit, dit Cabanis, dans quelques maladies extatiques et convulsives, les organes des sens devenir sensibles à des impressions qu'ils n'apercevaient dans leur état ordinaire, ou même recevoir des impressions étrangères à la nature de l'homme.
J'ai souvent observé chez des femmes, qui sans doute eussent été d'excellentes Pythonisses, les effets les plus singuliers des changements dont je parle. Il est de ces malades qui distinguent facilement à l'œil nu des objets microscopiques, d'autres qui voient assez nettement dans kl plus profonde obscurité pour s'y conduire avec assurance... etc. '. »
1. Cabaais. Bapports du phi/sique et du moral de l'homme, S--- édition Paris 1844, p. 328 et 329. Librairie J.-B. Bailliùre.
Franck rapporte le fait d'une jeune fille qui, durant ses attaques, faisait preuve d'une intelligence qu'on ne lui eut pas soupçonnée auparavant, discourant avec une merveilleuse facilité sur les sujets élevés.
Un autre malade écrivait des lettres en grec, en latin, beaucoup plus correctement qu'il n'eût pu faire dans une autre situation.
Tissot connaissait plus d'un fait pareil à. ceux, que nous venons de citer. On a dos exemples, dit-il, de personnes stupides qui étant dans le délire, raisonnaient avec justesse, parlaient avec éloquence, faisaient avec les sujets qu'on leur proposait des vers 1res justes et très naturels.
D'après le même auteur, lluarle ' parle d'un paysan fort grossier que la frénésie rendit excessivement éloquent, et du page d'un seigneur espagnol très borné et très ignorant à qui la maladie donna les plus belles connaissances. Fernel parle aussi d'un page de Henri lï, très ignorant, qui étant tombé malade, parlait bon grec, et l'on peut s'enfler à Fernel. Erasme vit un italien parler dans les accès d'une maladie» l'allemand qu'il n'avait jamais appris, et j'ai vu moi-même, dit Tissot -, en 1766, une fille du