Histoire de Robert-le- Diable, d'après les mémoires et
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L'histoire nous u conserve aussi le récil de la folie simulée de L.-F. IWutus ; Ariiiis el Tilus, fils de Tarquin, ayant été envoyés à Dciiihos {lour consuller l'oracle, emraeuèrent avec eux Brutiis pour leur servir de jouet.
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A une époque moins reculée, le célèbre Brusquet, s'il faut en croire le cardinal Duperron, fut un homme habile^ intrigant, désireux de parvenir. Voici comment il raconte les commencements de ce bouffon: « 11 estoit Provençal et premièrement avocat et habile homme. Il vint à la cour pour une affaire qu'il eut au conseil, à la poursuite de laquelle il demeura trois mois avant de pouvoir rien faire. Enfin il s'advisa, luy qui estoit plaisant, de tenter toutes sortes de voies et de voir si par bouffonnerie il pourroit avoir son expédition. 11 bouffonna si bien qu'il ne demeura guères sans obtenir ce qu'il désirait. Luy voyant qu'il avait plus fait en un jour par sa bouffonnerie que durant toute sa vie en advocant, il quitta son mestier et se fît bouffon, ce qui luy valut mieux. »
Si, d'un autre côté, nous prenons la version de Brantôme qui nous montre Brusquet contrefaisant
maïuiscrils du temps, publiés parla Bibliolh. bleue. Garnier, édit. Paris.
le médecin au camp d'Avignon (lî)36), toutes deux sont cependant d'accord au fond sur ce point : les talents et l'effronterie du personnage.
Quoiqu'il en soit sa fortune fut rapide ; attaché à la maison du dauphin, il devint d'abord valet de la garde-robe, puis valet de chambre, enfin maître de la poste de Paris « ce qui valoit ce temps-là ce qu'il vouloit, dit Brantôme, car il n'y avoit pour lors nulles coches de voiture, ny chevaux de relais comme pour le jourdhui... 11 avoit plus de cent chevaux dans son écurie... prenant pour chaque cheval vingt sols s'il éloit françois, vingt-cinq s'il étoit espagnol ou autre étranger. »
Outre la poste, Brusquet profitait de sa position de bouffon en litre d'office et de la grande liberté dont il jouissait pour prendre ce qui lui convenait chez les seigneurs oij il allait, et « s'ils ne luy vouloient rien donner gratis, bien souvent quand il étoit dans leur salle ou chambre, et qu'il y voyoit quelque beau bassin d'argent, avant qu'on se fust donné de garde, aussy tost el à l'improviste il mettoit l'espée au poing et faisoit accroire qu'il lui avoit donné un desmenly et qu'il avoit querelle à rencontre, et le chargeoit d'estoc et de taille, le dasgatoit* et puis sans autre forme, le serroit sous sa cape el deslogeoit. Ainsi qu'il fit à