acte, par Jules Prevel et Hippolyte Philibert. 21 mars
La Dernière Leçon, comédie en un acte, par Alphonse et AbelPagès.21 mars
La Veuve Beaugency, comédie-vaudeville en un acte, par Henri Chivot et Alfred Duru. 21 mars 1868.
A Charenton! folie en un acte, par Delbès et Marquet. 25 avril 1868.
Les Coiffeuses de Sainte- Catherine, vaudeville en un acte, par Albert Monnier et Emile Abraham. 25 avril 1868.
Un Fil a la patte, scène de la vie privée en un acte, par Vasselet. 25 avril 1868.
Le Zouave est en bas, vaudeville en un acte, par Edouard Lockroy et Paul Parfait. 25 avril 1868.
Réouverture le 30 septembre 1868 sous la direction de jNDI. Charles Comte et Jules Noriac.
Le théâtre des Bouffes reprend immédiatement son essor. La musique d'Offenbach le ressuscite encore une fois. Le succès de l'Ile de Tulipatan (première représentation le 30 septembre 1868) fut très-grand.
Nous voyons apparaître à courts intervalles : l'Arche Mari on , le Fifre enchanté, Petit bonhomme vit encore, l'Ecossais de Chatou, Gandolfo, Madeleine, l'Affaire du plat d'étain, Pierrot posthume, la Diva (opéra bouffe en trois actes, composé par MM. Meilhac et Halévy, pour Hortense Schneider, qui n'y fit pas l'effet attendu) ; première représentation le 22 mars 1869. Le Feu aux poudres, Désiré sire de Champigny, à-propos de Désiré, joué par lui-même à son bénéfice. Tu l'as voulu! le Rajah de Mysore, Marcel et Compagnie (collaboration Désiré et Ta- 00 va), la Nuit du 15 octobre, le Moulin ténébreux, la Revanche de Candaule, la Romance de la rose.
Le 7 décembre, première représentation de la Princesse de Tréhizonde, opéra bouffe en trois actes , de MM. Trefeu, Nuitter et Offenbach, interprété par l'élite de la troupe. MM. Désiré, Berthelier, Edouard Georges, M™^' Thierret, Céline Chaumont (maintenant aux Variétés), Vanghell et Fonti.
Le théâtre est fermé du l®"" juin 1870 an 16 septembre 1871.
Un voile noir est tombé sur tous les théâtres de la capitale. Il va se jouer dans toute la France un drame qui réclame pour interprètes tous les hommes valides. Place au théâtre... de la guerre ! Le canon
se charge de frapper plus de trois coups ! Nombre de représentations extraordinaires au bénéfice des victimes de la guerre sont données aux Bouffes en janvier, février et mars 1871, Au répertoire connu et favori de ce théâtre viennent se joindre des à-propos belliqueux, comme : les Deux gardes de Joséphine, Racontars de Merlans, et des poésies patriotiques : la Lettre d'un mobile breton, Autour d'un berceau, par M. Ernest Legouvé , la Bénédiction, de François Coppée, les Pauvres Gens, de Victor Hugo. La direction des Bouffes lance deux petites pièces nouvelles : la Cigale espagnole , opérette de Paul Avenel et Debillemont, les Baisers d'alentour, de M. J. Noriac.
Restés fermés pendant la Commune et l'insurrection , c'est - à - dire depuis le 27 mars, les Bouffes rouvrirent le 16 septembre 1871. Ici un détail rétrospectif, bon à noter, au sujet des représentations qui furent données de la Princesse de Frébizonde en février 1871. Le nom d'Offenbach souleva des tempêtes. On fit au maestro un crime de sa nationalité. Comment, s'écriaient les esprits surexcités, comment ose-t-on encore jouer les œuvres d'un Prussien sur nos théâtres ?
Offenbach n'eut pas grand peine à prouver qu'il était naturalisé sujet français depuis plusieurs années, et que son talent
l'avait fait décorer chevalier de la Légion d'honneur après ses grands succès des Bouffes et des Variétés.
Le 23 octobre, première représentation du Testament de M. de Crac, opéra bouffe en un acte, de M. J. Moinaux et J. Noriac, musique de Charles Lecocq (un succès).
Le 19 novembre, première représentation ÙM Barbier de Trouville, opérette en un acte, paroles de Jaime fils et Jules Noriac, musique de Charles Lecocq.
Le 14 décembre, première représentatation de : Boule de neige , opéra bouffe en trois actes, de MM. Trefeu et Nuitter, musique de J. Offenbach {Boule de neige laisse le public froid).
Le 11 février, premières représentations de : Au Pied du mur, opérette en un acte, paroles de de Najac , musique de Ricci, et dn Docteur Bose, opéra bouffe en trois actes, de M. de Najac, musique de Ricci {le Docteur Bose guérissait de l'envie de retourner aux Bouffes, si n'arrivait, fort heureusement, le 16 avril, et avec lui la première représentation de la Timbale d'argent, opéra bouffe en trois actes, de MM. Jaime fils et J. Noriac, musique d'un débutant, M. Léon Yasseur, et la première représentation de Mon Mouchoir, lever de rideau des mêmes auteurs.
Le succès de la Timbale aux Bouffes est presque comparable à celui d'Orphée
aux Enfers. M™^ Judic a mis le comble à sa réputation dans le rôle de Molda. Depuis cet éclatant succès, qui dit la Timbale dit Judic, qui dit Judic dit la Timbale; c'est qu'en effet M°^« Judic et M. Vasseur l'ont décrochée du coup. C'est le cas de rappeler qu'on a fait, le l^'" juillet, à la représentation au bénéfice de la nouvelle diva, 5,182 francs de recette.
Seize jours après ce bénéfice avait lieu la clôture d'été, clôture à peine remarquée,
car on rouvrait le 2 septembre par la
Timbale naturellement. Le 27 novembre , changement de lever de rideau.
L'Exemple, paroles de M. Jaime, musique de M. Moniot, succède à Mon Mouchoir.
Les auteurs de la Timbale, reconnaissants, composent un nouveau libretto, pour M. Léon Vasseur, et la première représentation de la Petite Reine a lieu le 9 janvier 1873. Cette fois les auteurs et le compositeur, en voulant faire trop opéra comique, se sont fourvoyés. La Petite Reine ne remporte qu'un succès d'estime et éveille l'attention de la commission des auteurs sur M. Jules Noriac, à qui son titre de directeur interdit, de par les statuts de la société, de faire représenter ses œuvres sur son théâtre; ce premier avertissement n'émeut pas beaucoup M. Noriac, ainsi qu'on en jugera plus loin.
Le 27 janvier, première représentation de la Rosière d'ici, opéra bouffe en trois actes, de M. Armand Liorat, fournisseur favori de l'Eldorado, musique de M. Léon Roques, accompagnateur aux Bouffes.
La Rosière d'ici, jouée par M"^^» Judic, Peschard, Massard, Scalini, etc., et MM. Po tel, E. Georges, E. Provost, Guyot, etc., n'obtient, comme Ja Petite Reine, qu'un succès bien pâle à côté de Ja Timbale, qui est décidément le Courrier de Lyon... des Bouffes.
Un spectacle coupé succède, le 20 mai, à la Rosière d'ici. Trois opérettes en un acte exhibent leurs titres sur l'affiche, ce sont : le Grelot, de MM. Grange et Victor Bernard, musique de Yasseur.
Les Pattes blanches, de MM. Coron et Constantin, musique de Laurent de Rillé, et le Mouton enragé, monologue écrit par M. Noriac pour ^ï"^*^ Judic, qui en effet y obtient un grand succès. Malheureusement, M. Noriac avait encore compté sur la mansuétude de la commission des auteurs, laquelle, outrée de voir qu'on n'avait tenu aucun compte de ses observations, met les Bouffes en interdit, le 21 mai, huit jours avant la clôture.
M. Jules Noriac donne sa démission de directeur. M. Charles Comte reste seul.
M. Noriac a maintenant le droit de faire jouer autant de pièces qu'il voudra aux
Bouffes, et de les signer. Ce droit, la commission le lui donne, oui, mais M. Comte le lui laissera-t-il, à présent?
That is the question
Et maintenant au