FOYER
Rien ou peu à dire sur cette petite salle d'attente. A ceux qui ne la connaissent pas, nous apprendrons qu'elle est de la plus grande simplicité : un piano (naturellement), des glaces, une pendule (qui ne va pas) et quatre vieilles banqu3ttes usées jusqu'à la trame. Les artistes y font de rares apparitions ; ils préfèrent rester dans leur loge ou aller dans celle de Judic, qui est maintenant le rendez-vous général des pensionnaires et des amis de la maison. Aussi chaque soir, bons mots, drôleries piquantes et propos galants, éclatent dans ce joli boudoir comme un bouquet de feu d'artifice. Jadis, c'était du cabinet qu'Offenbach s'était réservé, au fond du théâtre (maintenant la régie), que partait toute cette gaîté qui paraît devoir se perpétuer aux Bouffes. C'est dans cette loge étroite que le maestro composa, en moins de quinze minutes les couplets du Petit Clerc, pour la Chanson do Fortunio.
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