‹ Fracture Vertico-Frontale dite en coquilles d'huître de la rotuleChapitre 21 sur 25 · DÉC AUS · texte numérisé non relu

DÉC AUS

toujours une lésion du issu spongieux, mais de gravité variable. Les deux systèmes histologiques de la rotule se pénètent en effet au niveau de la zone frontière, et leur séparaion ne pourra se faire Sans rupture d'un nombre plus ou

. moins grand de lrabéeules, avec écrasement des éléments

conJoncUis inclus dans les aréoles.

[n'en serait plus de même si les deux systèmes élaient seulement plaquées lun contre l'autre sans se pénétrer ; dans ce dernier cas, il pourrait Ÿ avoir séparation, sans rupture de travées osseuses.

Dans le cas signalé par René VizzaR, 11 ÿ à cependant une” plus grosse destruction de Hissu spongieux, car il y à eu ici action direcie de Fagent traumalisant.

Quelle est,: d'autre part, la situation respective des deux fragments ? }

Elle est variable. ÿ

D'abord, la jracture peul èlre incomplèle, ei dans ce cas les deux fragments restent coaptés.

Ou bien, il v a fraclure complète, mais sans lésions du H-

gament rolulien ; dans £e cas, Il nv a pas non plus déplace-

ment, ei les deux fragments restent appliqués Fun contre l'autre, puisque ce ligament, S'insérant sur Fapex rotulien, réunit les deux fragments à ce niveau, jouant le rôle d'une charnière. | :

Dans ces deux cas, puisqu'il n'y à aucun déplacement des deux fragments, la rotule ne présentera à la palpation aucune déformation, n1 latéralement, nt verticalement.

Si, au contraire, il y « fraclure complète avec déchirure de la partie postérieure du Hgfament rotulien ?

Dans ce cas, le fragment postérieur qui n'est plus retenu par ce ligament, pourra se déplacer, dans un sens quelconque, au moindre mouvement qui amènera ün relächement du quadriceps. Nous avons vu, en effet, que sa contracion était nécessaire pour bien appliquer la rotule contre la trochiee fémorale ; s'il se relâche, le fragmerit poslérieur n'aurai Eu-

D cune difficulté à glisser d’un côté ou de l'autre, du côté externe plutôt où il y a plus de jeu.

Quant au fragment antérieur : lui ne pourra subir aucun déplacement, étant maintenu e place par le tendon du qua-

driceps et le tendon rotulien. À

b) Dü coré Des ricameNTs : On n'observera-que très peu de lésions.

En ce qui concerne lé tendon du quadriceps et ie tendon rolulien, id n'y aura rien, ou des ruplures parcellaires. Une ruplure complèle où un arrachement aurait en eftet déterminé une luxation de la rotule et non une fracture.

Du coté des ailerons rotuliens, il en ‘est de même, car la fracture de la rotule est fonction de leur résistance : s'ils résistent sans se rompre, on aura une fracture ; s'ils ne résistent pas au contraire, el se rompent, on n'aura qu'éne luxation. Il y à cependant une exception dans le cas cité par KRONER, où la fracture fut consécutive à la luxation.

€) Du COTÉ DE LA SYNOVIALE : cette dernière s'insérant sur la rotule, sur le pourtour du cartilage articulaire, il pourra . arriver assez souvent qu'une fracture entraîne une lésion de la synoviale. C'est justement le cas chez le blessé cité par Via. Celle lésion pourra être due à l'agent conlondant, à un lirallement de la synoviale, à une esquille.

IV.-- Mécanisme des fractures vertico-frontales.— Nous venons donc de voir, au cours de la

définition des fractures vertico-frontales, que le trait de frac- Lure passail par une zone faible présentée par la rotule au niveau de l'union de ses systèmes antérieur et postérieur,

Quel sera le mécanisme de ces fractures ?

a) FRraCrURES prREcTrEs. — Le cas type est celui rapporté par VinraR, où l'agent contoudant fut un éclat d'obus.

D'après Vircar, le mécanisme fut le suivant et nous en relevons la description dans le Journal de Médecine de Bordeaux du 10 mars 1921.

x « Le sclat d’ obus est-venu re a nOEu DE) à sur son bord eme . € La force vive de l'agent lraumalisant transmise à cette dernière

«el a sollicitée à se déplacer en dedans. Il aurait pu Sensuivre une «CL luxation interne. Mais les déchirures ligamentaires produites

& n'étaient pas suflisamment aceuséos pour permeltre un sembla. € ble déplacement. De plus, comme on sait, la lèvre interne de la « poulie fémorale, bien que de surface moindre que lexterne,

. & présente une inclmaison moins douce vers la gorge trochléenne,

€ d'où la violence du choc et Lt brusquerte’ de: Paerét de la rotule, € surtout si ke genou, au moment de l'accident, se trouvait en «flexion plus où moins accentuée. Enfin, il se peut qu'une con- « traction quadricipita'e réflexe ait pu jouer un rôle non néghgea- « ble, soit en appliquant plus intimément la rotule contre la tro- «-chlée, soit en agissant plus particulièrement sur la partie ver- « Uco-fibreuse de los et èn l’attirant en dehors, alors que la por- « lion cartilagineuse se trouvait là première à souffrir du choc.

« Quel que soit, dans notre cas, le rôle de la contraction qua- € dricipitale, nous sommes persuadés qu'il.s'agil ici, avant tout, « d'une fracture de cause directe, ek, en matière de fractures de « cause directe, toutes les modalités sont possibles, le clivage de & la rotule entre autres. » | :

Nous {irons donc les conclusions suivantes, en considérant les deux éventualités possibles :

A. — L'éclat d'obus frappant la rotule sur son bord exierne tend à la luxer en dedans. Nous avons vu, dans le chapitre où nous avons éludié les moyens de fixation de la rotule, que cela élait chose d'autant plus facile que la jambe se trouvait en extension passive, et à condition toutefois que Les déchirures ligamentaires. fussent suffisantes (Voir Chapitre

premier. Moyens de Jiralion de la rotule).

B. — Mais nous avons vu, d'autre part, que si la jambe élait en extension. où mieux encore en flexion, la rotule était absolument coincée dans la poulie fémorale. Ici, par conséquent, la luxation sera beaucoup plus difficile, sinon impossible, même si on a une déchirure des aïlerons rotuliens, la rotule continuant à être maintenue dans la trochlée par la tension du quadriceps.

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