‹ Fracture Vertico-Frontale dite en coquilles d'huître de la rotuleChapitre 23 sur 25 · RÉ PU · texte numérisé non relu

RÉ PU

tre premier, Articulalion de la rotule avec les condyles) ne

pourra servir de buloir à la rotule pour un choc latleignant sur son bord interne, Or, nous avons vu que la présence de ce buloir étail nécessaire pour avoir une fracture, S'il n'y est plus, nous n'aurons qu'une luxation au lieu d'une fracture.

D'autre part : 1e traumatisme pourrait atteindre encore la rotule dans le sens vertical, autrement dit au niveau de sa base ou de son sommet.

Mais un traumatisme analogue ne pourrait que glisser sur la rotule sans y prendre point d'appui, la face antérieure de la rotule prolongeant le tendon du quadriceps sans offrir aueun relief, D'ailleurs, même st le (raumalisme pouvait prendre ainsi un point d'appui, rien ne pourrait offrir à la rotule le butoir qui lui est nécessaire pour qu'elle se fracture.

On a cependant rapporté un cas où l'on à eu une fracture verUco-lrontale de la rotule par application sur la partie antérieure de los d'une force de sens verlical : c'est celui signalé par Finrz.

Cas rapporté PAR Hrrrz (Voir à l’Introduction).

C'est le cas du malade atteint de raideur du genou, chez lequel on détermina une fracture vertico-frontale de la rotule au cours d'exercices de mobilisation.

Chez ce malade, on eut probablement à constater des phénomènes d'arthrile. avec soudure conséculive de Ia rotule, par sa parlie postérieure sur la trochlée Témorale.

Il en résulta que lorsqu'on voulut fléchir la jambe sur la cuisse, tout mouvement étaii devenu impossible. Plusieurs éventualités auraient pu survenir

Soit une désinseriüon du tendon du quadriceps ou du tendon rotulien

Soit une rupture de l’un de ces tendons :

Soit une fracture parcellaire de Ta rotule au niveau des insertions de ces tendons ;

Soit une libération de la rotule par rupture des adhérences ;

eo une fracture verlico- FE au niveau 1 de la zone de

à faiblesse,

C’est cette An éventualité qui se produisit. La partie postérieure de la rotule étant solidement immobilisée, Ta partie antérieure, sollicitée par une force verlicale exercée'sur elle par les tendons précités, se sépara el glissa sur elle au

cours des mouvements de flexion et d'extension, Tout se.

produisit exactement comme si une force de sens vertical

était venue s ‘appliquer sur le sommet ou la base de la rotule,

et au niveau de son tiers antéri ieur, Celui-ci seul put céder à cette force, laissant la partie postérieure adhérente au fémur.

Le mécanisme est donc le même que pour un traumatisme

‘atteignant la rotule sur son bord externe.

Il nous reste à à considérer le cas cité par KRONER (Voir Chapitre III, Obsérvation ID).

Cas rapporté Par Kroner : C’est le cas de fracture observé chez une fémme qui fit une chute en courant.

Nous avons vu que KroNEr expliquait la fracture de la fa-

con suivante :

« Lai luxation se serait produite d’abord pendant la course,

« et la fracture au moment de la chute sur le bord externe

luxé en dehors et forlement fixé contre le condyle ex-

terne. »

Ce mécanisme semble donc appuyer celui que nous avons essayé de donner dans les fractures vertico-frontales en général.” |

En effet, la rotule étant HR en dehors, la facette articulaire interne est appliquée conire la face externe du condvle externe, La femme, tombant à ce moment, recoit un choc sur le bord exierne de la rotule et probablement, au niveau de son tiers antérieur. La luxation de l'os ne peut se réduire puisque le condyle exicrne constitue pour elle un butoir qui s'y oppose, au moins en ce qui concerne la partie postérieure de fa rotule. Maïs il n'en est plus de même pour la parie anté-

rieure qui est située plus en avant par rapport au butoir

| cette partie, sollicitée de rare. en Hu va laisser ta zone. HE, ie de la rotule appuyée contre le condyle, el 08 se. : fracturant au niveau de la zone de faiblesse, la partie anté- rieure va glisser et reprendre sa place-en avant de la trochhe LOUIS Oil LAS hr Ra | à © €) CONCLUSIONS SUR LE MÉCANISME DES FRACTURES VERTICO- (BRONTALES. 5717) dt Nr | Nous concluons done que, ns avoir une fracture verlico-frontale, il faut :

, 1° Que la partie postérieure de la rotule soit immobilisée, et cette fixation sera d'autant plus parfaite que la jambe sera \ en flexion forcée ou en extension forcée ; 4 N "2e Que les déchirures: ligamentairees, s'il y en à, soient

insignijiante ; 3° Que le Maine alteigne la Put sur son bord externe. et au niveau de son fiers antérieur. — Le cas de HirTz

hs”

est analogue ; quant au cas de VirraR, il est dû à un traumatisme qui a agi directement.

Ces diverses conditions étant remplies, on aura une frac-ture vertico-frontale par glissement de là parlie antérieure ‘de la rotule sur la partie postérieure mainténue immobilisée = par-un butoir qui sera le plus souvent le condyle interne du fémur. | René Virrar s'est livré à des expérimentations cadavériques dans l'espoir de délerminer exactement le mécanisme de ces fractures. Mais il n’a pu, en aucun cas, reproduire des lésions absolument conformes à celles qu'il a observées chez

son blessé!

V.— Etiologie. — Tout d’abord, l'âge présente un iniérêt étiologique. Il est évident que l'on ne pourra pas observer ce'mode de fracture chez l'enfant ; l'os, en effet, est én pleine transformation, et la dualité histologique de Ta rotule, indispensable pour que lon ait une fracture vertico-

frontale, ne peut s'observer avant un âge avancé. Chez le vieillard, if en est de même : par suite des phéno-

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mènes d’ostéoporose, la rotule subit de profondes modifications, très probablement dans la disposition de ses deux systèmes histologiques. D'où imposssibilité, par conséquent, de retrouver exactement la même variété de fracture vertico-

irontale. RATE |

C’est donc uniquement chez l'adulte que l’on observera ces fractures.

Ensuite, la profession présente aussi un intérêt éliologique. [best évident que les fractures seront plus fréquentes . chez les individus exercant des professions pénibles (manœuvres, ouvriers, ete.) et par conséquent, plus exposés à subir des traumatismes, que chez des sujets exerçant une profession sédentaire (médecins, avocats, ete...).

Et encore, parmi les individus exerçant des professions pénibles, faut-il faire une sélection entre ceux qui ont à se servir beaucoup de leurs membres inférieurs pour pratiquer leur mé- Uer, et ceux qui ne se servent guère que de leurs bras. Chez les premiers, les fractures verlico-frontales de Ta rotule pourront être plus fréquentes.

Enfin, les maladies antérieures, les lésions inflammatoires ayant déjà Siégé dans le tissu spongieux de la rotule, constituent un facteur qui n'est pas à négliger. Ces ostéites. s'accompagnant en général de phénoniènes de raréfaction de Pos, amèneront une moindre résistance des ravées osseuses du issu spongieux, d'où facihté plus grande de fracture. On pourra même avoir une fracture spontanée : c'est le cas rapporté par FERNER qui avait observé une nécrose de la rotule avec séparation consécutive de Ta zone antérieure d'avec la zone postérieure au niveaudu tissu Spongieux.

Les traumatismes répélés, au cours de l'exercice d'un sport, d'une profession, favoriseront aussi Ta formalion d'une fracture verUco-fronlale, car, par éhranlements successifs des travées osseuses, IS diminuent leur capacité de résistance à un traumatisme plus énergique.

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