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INFÉRIEURE

C'est à tort que cette lésion a été considérée comme fréquente, et que Poland lui attribue le quatrième rang parmi les décollements

épiphysaires traumatiques.

Dans un mémoire important, confirmé depuis par les constatations radiographiques, Farabeuf, en 1886, établissait les raisons anatomiques de la rareté de cette disjonction.

L'étude du développement de l'extrémité inférieure de l'humérus, que nous avons rapidement retracée (Voy. p. 538), montre, en effet, que le décollement total, en masse, et pur, de l'épi physe numérale n'est Fig. 365. — Épiphyses, du condyle hu- possible que dans les trois prendrai(a) de la trochlée (b) de l'épi- mièreg années de lavie alors trochlee (c) et de 1 epicondyle (a). Sujet de quatorze ans, après macération que cette épipnyse est tout eil-

(d'après Poland). tière cartilagineuse. La pré-

sence du prolongement osseux diaphysaire qui pénètre en coin entre les points osseux trochléen et épitrochléen, le rend impossible à partir de la troisième année, la solution de continuité intéressant forcément ce prolongement ; ce sont alors des fractures et non des décollements purs.

(1) Mauclaire, Bull, de la Soc. de chir., Paris, 1909, p. 990.

(2) Tuffîer, Quénu, Bail, de la Soc. de chir., Paris, 1893.

(3) Voir Broca, Congr. franc, de chir., 1904; Presse mèd., 1905. — Kirmisson, Congr. franc, de chir., 1904. — Jouon, Revue d'orthop., 1908. — Mouchet, Thèse de Paris, 1898. — Willems, Congr. franc, de chir., 1905.

DÉCOLLEMENT DE L'ÉPIPHYSE HUMÉRALE INFÉRIEURE. 669

Après trois ou quatre ans, on n'observera donc plus que des décollemen's partiels qui seront :

lo Le décollement du massif condylo-trochléen, c'est-à-dire du massif comprenant les noyaux condylien et trochléen (fig. 365, a et 6), auxquels peut se joindre le noyau épicondylien (d), mais jamais le noyau épitrochléen, toujours séparé de la trochlée parle prolongement diaphysaire ;

2° Le décollement du condyle externe (noyaux condylien et épicondylien, a et d) ;

3° Le décollement de Vépicondyle (d).

4° Le décollement de l'épitrochlée (c).

Nous avons étudié ces trois dernières variétés à propos des fractures correspondantes, nous ne nous occuperons ici que du décollement total de l'épiphyse et du décollement condylo-trochléen.

A. - DÉCOLLEMENT TRAUMATIQUE TOTAL DE L'ÉPIPHYSE HUMÉRALE

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