EAUX
SAUVE ÊTRE, (ou LE)
(i) « Lorsque Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau , et » (Jean) vit l'esprit de Dieu descendre sur lui (Jésus)
(65) phrase qui signifie le fils, V enfant sauve des eaux ou par les eaux du Nil.
La transcription alphabétique du BaR-IÉ développé ainsi ,
-BaR (2) 13-
forme le mot S-BaR > qui désigne le fils vc> liant de naître , ayant brisé depuis peu sa coque , son enveloppe, pour venir au monde. Ces hiéroglyphes
totd
/VNAAAA
entraînent donc ce sens : ZVtfre sauvé des eaux ou j»tf r /e^ eaw«r du Nil > est nouvellement né ; est recréé, régénéré ; est fils de Dieu, est lavé, purifié^ est élu, choisi > préféré.
Le mot S-BaR désignant la production ,
» comme une colombe ; et une voix du ciel dit : Celui-ci » est mon fils préféré ( dans la trad. syr. BaR ) , et dans » lequel je me complais » .
(66) V émanation , Vœuf symbolique de CNePH , prouve, par ses autres significations , que le Hiéroglyphe qu'il représente appartenait à l'initiation.
En arabe, il désigne encore celui qui a coupe ses cheveux.
En syriaque , il marque Y expression de la pensée , de V intelligence ; il veut dire annoncer, évangéliser , prêcher; être disciple, envoyé , missionn aire.
Avec ces significations , le Bara-ié est en- •W2 core transcrit de cette manière B-S-R , c'està-dire, que le mot BaR est partagé, traversé par le nom du serpent S, comme, en effet, le serpent traverse l'oeuf hiéroglyphique.
Par cette transcription , les hiéroglyphes qu'en vient de voir prennent ces nouvelles significations :
L' intelligence , la sagesse > la pensée que procurent les eaux du Nil (i) ;
Uétre qui , par les eaux du Nilj a reçu l'intelligence , la sagesse, la pensée;
Le disciple 9 V envoyé des eaux du Nil (2);
(1) Rappelez tout ce que vous avez vu de l'Ambres, de la sainte doctrine , de la kiste , du vase , du baptême, etc.
(2) Rappelez ce qu'on a dit du SiLO ? etc.
Enfin , le prédicateur, V apôtre , l'évangéliste des eaux du Nil»
Je crois avoir expliqué , autant qu'il est possible de le désirer , le tableau de l'initiation. Ce tableau se trouve gravé au portique du grand temple de Vile de Philœ. Au-dessus des deux initiateurs, sont, ainsi que je l'ai dit, quelques bandes de biéroglypbes que, pour le moment, je n'entreprendrai pas de déchiffrer , mais dans lesquelles on remarquera la chaîne de trois nœuds ,
dont le nom SeLeS ou TeLeT est, en grec , xs>.sr^ celui du rit de V initiation.
Ce mot, qui signifie fin, achèvement, perfection , veut dire originairement trois , et marque le ternaire sacré révélé dans les mystères.
On a dû comprendre , en voyant le nombre des personnages figurés dans le tableau hiéroglyphique, que le nombre trois était en effet celui de l'initiation.
On a pu remarquer que
JANNÈS figurait le Dieu ancien , le père.
J AMBRÉS , la sagesse , V esprit , l'intelligence de ce Dieu , son esprit saint.
MOYSE, l'envoyé, le missionnaire , le porteur de la parole sainte, le verbe, le fils de Dieu,
Observons que la connaissance de ce ternaire sacré , symbole d'un Dieu Trine , avait pénétré, avec les prophéties que j'ai rapportées concernant l'avènement d'ISO , jusque dans la Chine. Le célèbre Lao-Tzée , qui vivait du temps de Confucius , plus de cinq cents ans avant J. C. , établissait clairement la Trinité sainte , en distinguant dans la Divinité, le Khi 3 le Hi et le Ouei.
KHI signifie Y énergie vivifiante qui donne l'existence à l'univers.
HI désigne les inspirations , le souffle léger, Y esprit.
OUEI, le messager , Y envoyé (i).
La transcription en caractères alphabétiques du tableau de ce ternaire, avait formé
( i ) Remarques philologiques sur les voyages en Chine , de M. de Guignes; parle docteur Montucci. (F'oy. aussi les Mémoires chinois, ton*, i , pag. 299).
(69) dans la langue des ancêtres, dans l'éthiopien, le mot ,
Afi
Se Le S ,
dont j'invite le lecteur à comparer la compo» sition linéaire à celle du tableau du temple de Philse.
Dans le chaldaïque, elle avait formé
rûn
TeLeT ;
Dans l'hébreu , elle avait fait
SeLeS ; Et enfin , dans le grec ,
TeAsT *•*■•*•*
TeLeT.
Les autres hiéroglyphes de l'inscription ne présentent de difficultés qu'autant qu'on ne
(7«) peut en reconnaître la figure, et par conséquent le nom hébraïque. Je laisse à ceux qui peuvent acquérir le bel ouvrage de la com^ mission d'Egypte, le plaisir de découvrir ces noms, en comparant les signes de l'inscription à tous ceux gravés sur d'autres monumens. Une observation qui ne doit pas leur échapper , c'est que l'Ibis de l'inscription emprunte la forme de l'épervier ( NEZ ) ,
comme en hébreu il lui emprunte son nom ( Ja-NESyph .• voj. ier.fragm^ p. 9 ).
La sainte doctrine, la doctrine parfaite, la doctrine de V immersion , la doctrine obtenue par le baptême , y est figurée par le crible rapproché du Thébot.
Enfin, je pourrais m'autoriser du lieu où se trouve le monument , et dire que l'initiation égyptienne avait son temple dans l'île de Philœ ; mais cette hypothèse sort du domaine de celles que je me suis proposé d'étudier.