‹ FragmensChapitre 23 sur 58 · IV D W · texte numérisé non relu

IV D W

Mais le soleil est ici placé sur une borne , un therme, une base, symbole de la stabilité , de la tranquillité , du repos; et moralement des lois, des statuts ; des lois saintes et religieuses ; de la vérité et de la justice. ( Voyez

pn ntt> XO ) dans *es Dictionnaires les mots CYN , STa, ( vra> EQ et SiDiC ). C'est donc ici le SaMS SiDiQ-E,

rtp1B ^^ le soleil de justice , de Malachie ; mais mot à mot, et dans un sens matériel, c'est le soleil en repos , arrêté, tranquille, en un mot, c'est le SOL-ST-ice.

Ce solstice est peut-être celui d'hiver, parceque le mot TZiDI, en Éthiopien ^ désigne le temps de la moisson , la fin de Décembre*

( io7 )

La lettre Schin > jy , étant donc ainsi formée par la réunion des deux serpens , cette lettre offre l'idée du nombre deux ; elle devient radicale du nom de ce nombre et de la réitération. Ainsi nous aurons SseN , deux , r& second j double; réitérer, recommencer; les deux dents de V éléphant. SseD , les deux ma- "TC> melles; ce mot est en effet composé de Ss, signifiant deux ; et de De ou DD , le sein , les "*"* "* mamelles.

La fable dit que Mercure contempla les serpens, c'est-à-dire, les astres; SeR, nom du serpent , signifie aussi contempler. Elle ajoute qu'il s'en rendit maître ; et le même mot marque la domination. 11 les étendit autour de son bâton; et SeR-0 signifie s'étendre, y-i& et se dit de deux choses. Enfin, il en forma son sceptre ; et SER-BaTb , composé de SeR et de m *„> BaT , bâton , signifie sceptre. Ce sceptre est le symbole du repos, de la tranquillité, de la sécurité , de la confiance.

Yoici la composition hiéroglyphique de ce mot SER-BATH.

BaTh veut dire être sans inquiétude ou dans ^ le repos; se reposer sur; avoir confiance ; être soumis. Le serpent, le SeR ou SYR , est le *iV Tl© symbole du roi, de la royauté. Ces deux

( ,o8) mots, rapprochés et rendus en hiéroglyphes, donnent donc cette figure ,

SeR BaTh

ou celle-ci ,

dont la transcription traduite littéralement y donne ces mots SERPENT-BATON ou BA- TON du SYRE , du roi , en an mot sceptre.

Dans le sens moral, Serbath signifiait soumission , confiance au roij et même sécurité royale ; mais ce mot a perdu dans l'hébreu toutes ces significations.

La vue de ce hiéroglyphe doit rappeler celui dont Moïse fit usage pour ramener les Hébreux à la soumission , a la confiance qu'ils devaient à celui qui était leur conducteur, leur SeR ou SiRe, eî que les Egyptiens avaient nommé, pour cette raison, A-SIR-SAPH ou A-SER-SAPH , le conducteur des Saphs ou des initiés.

Les Hébreux, commandés par lui, venaient de soumettre Harad, roi de Canaan. Fatigués

( *°9 ) de leurs courses , quelques - uns espéraient

trouver en ce lieu une nouvelle patrie; mais

Moïse jugea convenable de mettre le pays en

interdit, de le ravager comme lieu profane ;

sorte d'anathème qui consacrait la chose à la

Divinité, et portait le nom même d'Hermès, n^in

Par l'effet de cette interdiction , les Israélites étaient obligés de s'éloigner, de rentrer dans le désert pour se diriger vers la terre des ancêtres ; ce fut la cause des murmures qui éclatèrent alors contre Moïse, Les séditieux se prononcèrent fortement , et lui demandant pourquoi il les avaient fait sortir d'Egypte : « Etait-ce, lui disaient-ils, pour » nous faire mourir dans ce désert où il n'y » a ni pain, ni eau, et où notre ame ne peut » plus supporter le dégoût de la légère nour- » riture qu'on nous y donne. »

Cette révolte inquiéta Moïse. Pour en prévenir les suites, il fit rechercher les plus coupables et les punit sévèrement. Son texte porte quï/ les éprouva , qniljit une enquête sur eux, et qu'il en lit périr un grand nombre. Cette épreuve, cette enquête est exprimée hiéroglypliiquement par des serpens enflammés que Dieu envoya sur le peuple ; mais le mot serpent , NES, désigne ici des perquisi- WJ

( no)

teurs revêtus de puissance et doués de pêne" tration .

Cette sévérité ramena le peuple, qui reconnut sa faute , et demanda à rentrer en grâce. Moïse prit alors, pour parler à des hommes qui regrettaient si vivement l'Egypte, le langage hiéroglyphique même des Egyptiens. Il conseilla aux Israélites d'avoir plus de confiance dans leur chef, et il exprima ce conseil en plaçant un serpent figuré sur un Tho, une croix non-ansée ; le hiéroglyphe corn- SVOT3 posé qui en résulta en prit le nom JNES-Tho, et fut semhlahle à ceux-ci :

ou

J'aimerais mieux cependant cette forme |

JNES-

■Tho-

car ce serpent, signe de salut pour tout un peuple, était d'airain, de cuivre; et ce hié-

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