PIERRE BETHILE DE JACOB
En nous éloignant encore de quelques années , nous trouverons l'usage de ces mêmes colonnes hermétiques établi.
Moïse parle de la pierre consacrée par Jacob et dit : il Périgea pour servir de borne , de colonne , de statue. Le mot MiTzBE, em- rDVtt
ployé par l'écrivain sacré , a toutes ces significations (i).
Le nom BalT-AL ou BaiThyl, que Jacob donne au lieu où il érigea ce monument, est celui des Baitjles ou pierres parlantes de Sanchoniaton. Ces pierres furent dites parlantes, parcequ'étani destiuées à recevoir des inscriptions, on crut devoir les surmonter d'une tête, afin qu'elles eussent l'air de parler elles mêmes , d'exprimer ce qui était écrit sur elles , et qu'elles devinssent non seulement la représentation de ceux qui les avaient érigées, mais encore celle de la pensée qu'ils avaient eue.
Le discours était alors , ce que Platon le suppose dans sou dialogue, intitulé Phèdre; savoir : un être vivant et animé , qui a des pieds et une tête , et dont le milieu et les extrémités s' accordent ensemble, La pierre baityle, chargée d'une inscription, n'est que le hiéroglyphe propre à exprimer cette définition.
On retrouve facilement dans ces baitjles
(i) ruSO MiTzBE vient de ^ ITzeB , et tientàasîl ÉTzeB, qui veut dire tailler, équarrir une pierre , et même graver sur elle. On reconnaît ici la forme des stèles ou colonnes hermétiques sur lesquelles on grava d'abord des inscriptions , et dont on fit ensuite des statues .
la forme des premiers Hermès , et la trace des premiers pas de l'art statuaire.
IDOLES DE THARE.
Quatre cent cinquante ans avant Joseph , Moïse place ThaR-É ou ThoR-É , dont le nom mn est le même que celui de l'Hermès égyptien. Tharé n'est point étranger aux colonnes hermétiques, son nom les désigne; c'est le nom de ceux à qui on les attrihue , de ceux qui furent fabricans de thors , de ther-mes , de bornes hermétiques , ou bien disciples de Thor , d'Hermès , c'est-à-dire, attachés à l'étude des préceptes , des instructions confiées aux colonnes hermétiques (i). r