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tre venu ensuite en Judée, opérer diffé rens miracles par le moyen de ses secrets (i).
(i) L'évangile de l'enfance cite un de ces secrets merveilleux : je le rapporterai., parce qu'il prouve un fait assez curieux avancé par Pline, et dont nos chimistes peuvent seuls nous donner l'explication. Pline dit que les Egyptiens avaient un procédé merveilleux pour fuire des étoffes peintes. « Après, dit-il, qu'on a foulé » la toile, on l'enduit de mordans, qui ont la propriété » d'absorber les couleurs. Cette opération faite ne laisse » aucune trace sur la toile, ou n'y distingue rien. En » cet état, on la plonge dans une cuve pleine d'une » teinture bouillante. Celle-ci est d'une seule et unique » couleur- cependant la toile en sort remplie de toutes » sortes de dessins et de compartimens des couleurs les » plus variées ». (De l'Arcbit. Egypt. , par M. Quatremère de Quincy ).
Voici maintenant ce que rapporte l'évangile de l'enfance :
« Un jour Jésus passait devant la boutique d'un tein- » turier. Il y avait dans la boutique plusieurs pièces d'é- » toffe des citoyens de cette ville, qu'ils voulaient faire » teindre de diverses couleurs. Jésus étant donc entré » dans la boutique du teinturier, dont le nom était » Salem , prit tous ces morceaux d'étoffe, et les jeta 9 dans la chaudière de teinture. Salem étant de retour » et voyant ses étoffes perdues, commença à crier très- » fort et à gronder Jésus , disant : Que m'avez-vous fait, » ô fils de Marie ? vous avez fait tort à moi et à mes con-
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Le mot NaZaR signifiait primitivement TO tonsuré ' 3 ou ayant coupé , retranché sa précédente chevelure s et laissant croître sa chevelure actuelle pendant un temps déterminé. La tête rase des personnages sculpte's sur les monumens égyptiens, doit donc être le signe de leur initiation ou na~ zaréat. Dans nos tableaux , au contraire, nous représentons Je'sus avec une longue chevelure, parce que le vœu de son nazaréat n avait point de terme (i).
Avant la seconde initiation catholique ou universelle, c'est-à-dire , dans les premiers siècles qui suivirent l'avènement
» citoyens ; car chacun demande la couleur quî lui con- » vient, et vous êtes venu tout perdre. Le seigneur » Jésus répondit : De quelque pièce d'étoffe que vous » vouliez changer la couleur, je vous la changerai • et » aussitôt il commença à tirer de la chaudière les mor- » ceaux. d'étoffe , teints chacun de la couleur que le » teinturier désirait, jusqu'à ce qu'il les eût tous sortis »» (i) Voyez dans les Nombres, chap. 6, les ordonnances concernant le na zaréat. Parmi les personnages de la Bible dont le nazaréat fut perpétuel , il faut compter Samson, Samuel, Jacob, frère de Jésus (selon Clément d'Alexandrie) , et Jean , le Baptiste. Ils doivent être représentés par les peintres avec une longue chevelure.
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d'ISO , les chrétiens portaient le nom de Nazaréens. Alors ceux qui n'avaient pas encore obtenu ce titre, les catéchumènes notaient point admis à la célébration des mystères. «Non-seulement on ne les célé- » brait pas devant eux, dit l'abbé Fleury, » mais on n'osait pas même leur raconter » ce qui s'y passait, ni prononcer en leur » présence les paroles solennelles, ni mê- » me parler de la nature du sacrement » . Qu'on éloigne les profanes, s'écriait le prêtre chrétien; qu on ferme les portes , les mystères vont commencer.
Lorsque la chevelure , devenue trop longue , ne laissait plus de preuves apparentes du nazaréaty de Y initiation > Yinitiéj, le nazaréen attachait un bandeau, une sorte de diadème, autour de sa tête, ainsi qu'on le voit sur celle de presque tous les personnages qui , dans les monumens égyptiens , ont la chevelure longue [pi. z,Jig- 3). C'est ce bandeau qui donna lieu à la couronne , au diadème des grands prêtres et des sacrificateurs. Pour réunir l'une et l'autre marque de consé-
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