INITIATION EGYPTIENNE
MOISIB
cration , plusieurs chrétiens se tonsurèrent, en laissant néanmoins autour de leur tête une bande de cheveux courts et disposés en forme de couronne. C'est ce genre de tonsure que quelques ordres monastiques avaient adopté.
Les monumens égyptiens offrent plusieurs représentations de l'initiation égyptienne. Dans celui dont je donne ici la gravure (/?Z. 3 ) , l'initié est représenté sous la protection d'ISO. Cette protection est figurée par le disque ovoïde [let. A), duquel s'élève le serpent MeiSI, symbole du bon roi , placé sur la tête du néophite.
PARé de ce symbole, élevé déjà en iss gloire par lui, l'initié représente sous ces attributs, non le sauveur, mais le sauvé > le sauvé des eaux ou par les eaux.
Ses bras sont déjà enrichis des premiers symboles de son initiation, des TZaMiD "ras ou bracelets [let. C). Autour de son col, est le collier , le RaBiD simple et à germes xn (let. D), c'est-à-dire, privé des angles (pi. 1 ifîg. 1 , let. B) et des perles [même vl. et Jig. , let. A ) , qui désiguent les
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chefs y et leur gloire ; des gouttes (id.^ rmii jig. 3, let. F ) RaBlB-im, qui marquent leur science venue du ciel; c'est le premier signe de son élévation , de ses premiers *yj pas vers le rang des RaBI , des grands , des princes de l'état, des PiaBins, des savans quiversentla rosée du ciel; car les Egyptiens figuraient la science parle ciel versant la rosée.
En présence du dieu de la terre de ^O'H.* GeeZ (pi. 3, let. E), de la terre d'Ethiopie où sont les sources du Nil , de ce 3"HÂ* ^eu nomme Par ^es ancêtres GeZA, figure' par eux sous la forme de Fépervier, 7-.IJ- nommé aussi pour cela GeZa , comme en hébreu NaSaR , en copte NoSeR, à cause ïicutysp"^3 je l'initiation (i), le nouveau Nazaréen
(i) Toates les autres significations hiéroglyphiques de l'épervier, se trouvent dans la langue hébraïque. i°. L'épervier désigne la Divinité, à cause de la fé- V3 *HM condité; et NaTZ7 nom de l'épervier, comme NaSSaR HD3 et NaSaR., marque la reproduction des êtres.
2°. L'épervier marque V excellence , et NaZaR, NaSE , désigne le choix , l'excellence , V instruction choisie, la science par excellence } la science conservée dans les livres.
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est place dans un des canaux du fleuve,
et va recevoir sur sa tête les douces eaux
de Siloé ou SiLE {let. FF), de ces eaux nbœ
que l'Eternel fit jaillir par sa puissance
pour la purification de son peuple , et
3°. L'épervier marque rabaissement ; NaSSaR veut dire tomber, NaSe, renverser, faire tomber, abaisser.
4°. Il marque le sang ; INfaTZE veut dire sang. fiSJ
5°. La victoire ; WaTZE veut dire aussi la victoire.
6°. L'éternité^ INaTZE veut dire encore éternité.
7°. Les médecins égyptiens employaient la plante qui porte le nom de l'épervier, pour éclaircir la vue, NaTZ, dans le Samaritain, conserve un sens relatif à la vue, et désigne les yeux , la prunelle de l'œil.
8°. L'épervier était le symbole du soleil , et NaTZ marque l'éclat , la splendeur du soleil, les rayons solaires.
q°. Il était le symbole de l'ame, et NaTZ, qui veut dire le sang, veut dire aussi Vame, parce que les anciens mettaient l'ame dans le sang, et INaSa-M désigne le souffle , l'ame.
io°. Il marquait le vent, et le mêmeNaSa-M et NaSa signifient souffle, vent, nuage, vapeur emportée par le vent.
ii°. Enfin l'épervier qui vient de poudre, c'est-àdire, l'épervier rapproché de l'œuf, désignait celui qui abandonne ses enfans à cause de sa misère , parce que NaTZE marquait l'homme éprouvé par le malheur, par la destruction, le ravage, et parce que BaR , nom de l'œuf ci du fis ? signifiaitywjV, abandonner u
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que, dans Isaïe , il lui reproche d'avoir rebutées; de ces eaux qui donnent à ceux qui en ont été couverts , la qualité (Xennba> vojés, & apôtres de SiLE ; de ces eaux , enfin , desquelles on voit découler ici l achèvement , le tout , le To ( let. GG}, c'est-à-dire, la pureté ', la perfection.
Des deux initiateurs situés à côté de lui, et dont les noms sont JANNES et JAMBRES, le second , placé à gauche, a la tête couverte de l'ibis, symbole d'Hermès et du cœur{let. H) ; le premier, placé à droite, porte sur sa tête Tépervier, symbole de la divinité, et de lame dont le cœur, selon les Egyptiens, était Vhabin'a talion, ï enceinte , nommée BeITH (i). En versant sur la tête du néophite les eaux de pureté , de purification , de perfection, JANNES et JAMBRES appellent sur lui cette perfection, par le n^v nombre dOSIR-is, c'est-à-dire, dix fois. Le signe hiéroglyphique de cet appel 3 mp ^p de ce CRI, est le pieu, CRE, sur lequel
(1) Voyez le fragment sur Jaunes et Jamhres, ciaprès.
xxxnj se trouve piasé la tête dun oiseau au long bec > de la poule d Arabie , nommée GRE(fc*..K). mp
Celte perfection souhaitée est exprimée en hiéroglyphes de chaque côté du néophite, sous la main élevée de celui qui fait le souhait.
Le sens de ces hiéroglyphes est facile à saisir. Le voici mot à mot :
d'un cote (/et. M ) : dé l'autre côte {Jet. L) ;
Puissent purifier Puissent purifier
les eaux les eaux
du Sile, débordantes du vasej du Sile , débordantes du Yase;
puissent purifier puissent purifier
totalement totalement
ton cœur ton ame ,
par leur double épanchement par leur double épanchement
sur les tortuosités sur les torluosités
de ta langue et de ta pensée ! de ta langue et de ta pensée !
Je ne m'arrêterai pas à justifier rigoureusement le sens de chacun de ces hiéroglyphes : il est aisé de voir que le premier et le quatrième sont composés du symbole du pouvoir, de la CoPiNe, et yip du vase de purification; que le deuxième et le cinquième désignent les eaux,, et, comme je le prouverai autre part, le plu-
rielj, la pluralité sans bornes précises , la totalité; que le trois'ème représente l'épanchement, le débordement des eaux, ce qu'exprime le mot SiLE; que le septième est composé de deux vases épanchés, le huitième d'une ligne tortueuse, et enfin le neuvième d'une langue et d'un crible , symbole de la science sacrée et de la pensée.
L'aspirant à l'initiation était d'abord auditeur ou disciple; c'était la première signification révélée de son nom, NaSaR. Il était obligé de garder un profond silence sur les épreuves de son nazaréat, et sur les secrets des mystères 5 le brasselet, le TZaMiD qu'il portait, l'en avertissait sans cesse , en même temps qu'il lui rappelait son initiation, Sa tête rasée , TZaME (en arabe ), pouvait encore lui servir de symbole commémoratif du même devoir. On lui expliquait , on lui divulguait les secrets des mystères. Son titre de Nazaréen lui retraçait la faveur de cette révélation , et lui rappelait encore que cette révélation avait eu pour
condition principale, lapureté, la beauté de son arne et de son cœur. Dans cet état de pureté, de beauté morale, devenu un homme nouveau , son nom îNaSaRéeti prenait une dernière signification, pour le comparer au germe qui renaît , au rejeton de la plante dont on a émondé tout ce quelle avait d'impur. Il naissait à la lumière intellectuelle , à la perfection morale. On disait qu'il avait reçu une nouvelle vie , qu il venait de renaître de lui-même s qu'il était ressuscité ; et le nom de cette résurrection était celui du nazaréen parfait , de l'accomplissement du nazaréat (NaSaR en arabe ). oT^
Tous ces rapports , toutes ces dénominations prouvent assez que la première et la seconde révélation, celle de Moïse et celle de Jésus, se lient au culte primitif de l'Egypte , à ce culte qui paraît avoir été le même que celui pratiqué par Abraham et par Joseph , et qui mérita aux anciens Egyptiens le titre de sages par excellence, titre qui leur est donné par nos livres sacrés.