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CONCLUSIONS

Nous venons d'exposer, et nous avons apprécié du point de vue expérimental , les idées formulées sur l'hystérie. De cet examen, nous croyons pouvoir conclure :

d** Que, sous la dénomination d'hystérie, on a compris et l'on comprend généralement encore des formes phénoménales différentes, dont le seul caractère expérimental commun est d'être l'expression de perturbations fonctionnelles variables, mais généralement brusques et intermittentes, du système nerveux ;

2° Que ces perturbations à forme phénoménale différente n'ont été considérées comme une seule et même maladie que parce qu'on les supposait développées sous l'influence d'une même cause organique ;

3° Que cette cause a été cherchée dans des conditions organiques très-différentes , ce qui constitue autant d'opinions, autant d'idées différentes sur l'état pathologique initial et sur le mode de production des phénomènes hystériques ;

h° Que, dans cet état de la science, de deux choses l'une : ou bien une seule de ces idées est expérimentalement vraie, fondée en réalité, et les perturbations nerveuses, appelées hystériques, n'ont, dans tous les cas, qu'une seule et même cause, qu'un seul mécanisme de production, et dès lors la

HYSTÉRIE

— APPRÉGIA.TTONS HISTORIQUES.

dénomination hystérie représente l'idée d'un état pathologique bien spécifié, rigoureusement déterminé, ou bien les causes organiques et le mécanisme de production des affections dites hystériques sont en réalité différents, et dès lors aussi représentent des états pathologiques différents, qu'il importe de distinguer les uns des autres et de ne pas confondre en une seule et même individualité nosologique;

o** Qu'admettre, comme nous l'avons fait, que plusieurs des idées formulées sur l'hystérie paraissent fondées en réalité et expérimentalement vraies pour certains cas, c'est reconnaître implicitement l'existence d'états pathologiques différents décrits sous un même nom ;

6° Que dès lors, à moins de faire profession d'un éclectisme qui dérive de l'impuissance et y aboutit, il devient urgent de chercher à spécifier plus rigoureusement ces états pathologiques différents, afin d'arriver à une détermination réellement scientifique des états organiques qui se cachent sous la dénomination d'hystérie;

7° Qu'en un mot , l'appréciation indépendante du passé nous oblige à poser, dans un but d'avenir, la question suivante, à savoir :

Quelles sont, dans la réalité clinique j, les causes organiques démontrables^ et quel est scientifiquement le ^.mécanisme de production des perturbations fonctionnelles nerveuses englobées sous la dénomination d'hystérie? Apporter notre faible contingent à la solution de cette question, tel sera le but de la seconde partie de ce travail.

NCVROP/VTIIIES.

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