RÉSUMÉ DE CLINIQUE MÉDICALE
Résumé de la clinique médicale de Strasbourg.
(Annëe 1854-1855. — Gazette médicale.)
La clinique médicale de la Faculté de Strasbourg comprend 29 lits d'hommes et 25 lits de femmes. C'est un nombre plus que suffisant de malades pour l'enseignement. Peu de cliniques sont mieux dotées. Le mouvement des malades a été constamment entretenu et nos salles ont reçu la plupart des cas de maladie graves entrés à l'hôpital.
35/i malades ont été traités pendant le semestre d'hiver : 236 hommes et 118 femmes. Les principales formes morbides, les affections les plus variées de siège et de nature ont été soumises à notre observation.
J'ai voulu qu'un champ d'études si étendu devint aussi utile que possible à l'instruction pratique des élèves. Ils ont vu appliquer, ils ont appliqué eux-mêmes tous les procédés, toutes les méthodes d'investigation employés en médecine clinique.
Les occasions d'exercice pratique ont été aussi nombreuses ' que variées. Tous les malades entrants ont été examinés, sous ima direction, par les élèves les plus avancés dans leurs «études. Ils ont pu se familiariser ainsi avec l'art si difficile 'd'interroger et d'examiner les malades, d'établir un diagnostic «exact, un pronostic raisonné, et de formuler les indications i thérapeutiques. Les erreurs commises ont pu être immédiate-
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ment rectifiées ; elles l'ont été souvent par le contrôle mutuel des élèves eux-mêmes. J'ai invoqué de préférence ce contrcMe toutes les fois qu'il était compatible avec les exigences du temps et l'intérêt des malades.
La méthode suivie dans l'examen des malades a servi de guide dans la rédaction des observations cliniques. C'est, si je puis dire, sous la propre dictée de nos élèves que l'histoire de tous les malades entrants a été rédigée et complétée, jour par jour. Ces histoires, écrites par nos internes de service et annexées aux Hts des malades, ont été constamment à la disposition des élèves ; ils ont pu suivre ainsi toutes les phases du développement des maladies, toutes les péripéties des drames pathologiques déroulés sous leurs yeux, et apprécier facilement, par un coup d'œil rétrospectif, l'influence des remèdes, l'utilité, l'opportunité ou l'insuflisance des médications prescrites.
Les conférences tenues après chaque visite ont permis de revenir, avec plus de détail , sur les faits les plus intéressants offerts à notre observation. Au lit du malade, toute réflexion sans but pratique immédiat eût été inopportune ; dans la salle des conférences nous avons pu discuter avec liberté toutes les questions scientifiques soulevées par les faits cliniques; nou avons pu placer en face de ces faits les opinions, les théories et les doctrines , contrôler la science traditionnelle et invoquer ses lumières pour mieux comprendre les résultats de notre propre observation.
Ces discussions avaient pour but principal de fortifier l'instruction scientifique des élèves en l'appuyant sur la base de l'observation personnelle. Incessamment occupé de l'étude de faits particuliers, de leur analyse et de leur inlcrpréiation , nous avons cependant souvent abordé le domaine des idées générales et des principes , sans lesquels il n'y a de