‹ Fragments d'études pathologiques et cliniquesChapitre 40 sur 56 · FIÈVRE INTERMITTENTE · texte numérisé non relu

FIÈVRE INTERMITTENTE

saient un soulagement remarquable en diminuant la chaleur excessive et l'accablement des malades.

Des lotions sinapisées , vineuses , ou toniques avec décoction de quinquina, ont été faites chez quatre malades pendant la période adynamique, sans résultat notable.

Nous n'avons pas obtenu de résultat thérapeutique marqué par l'emploi des acides minéraux dans trois cas remarquables par l'apparition rapide des pétéchies , des vergetures et des taches livides.

Ni les stimulants, tels que le vin acétate d'ammoniaque, sinapismes, ni les toniques (le sulfate de quinine, la décoction de quinquina) n'ont exercé d'influence sur l'adynamie ultime.

Nous n'avons pratiqué que dans un cas des affusions froides; elles ont produit une amélioration momentanée dans l'état d'adynamie cérébral, mais le malade n'en a pas moins succombé.

Des ventouses sèches et scarifiées ont généralement été utiles pour combattre la congestion du poumon , mais surtout au début.

La méthode rigoureusement expectante n'a été employée dans aucun des cas observés ; elle n'est pas admissible comme méthode générale dans une affection aussi meurtrière que le typhus, et la conscience se révolte contre l'inaction absolue en face des accidents formidables qui caractérisent cette cruelle maladie.

Plèvre intermittente patudéemie*

Trente-deux cas de fièvre intermittente ont été observë^j traités et guéris pendant le semestre d'hiver. C'étaient, sans exception, des rechutes de fièvre estivale ou automnale; la

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plupart de ces malades, sous l'inlluence d'un mauvais régime et de la fièvre elle-même, étaient atteints d'anémie, d'un état cachectique plus ou moins prononcé, et quelques-uns même d'infiltration séreuse. J'ajouterai à cette catégorie de maladies cinq cas de cachexie paludéenne, sans accès fébriles.

Dans la plupart de ces cas, nous avons eu à remplir des indications multiples : généralement nous avons commencé la cure par la suppression des accès fébriles à l'aide du sulfate de quinine. Pour atteindre rapidement et économiquement ce but, je faisais dissoudre 50 centigrammes à 1 gramme de sulfate de quinine dans 100 grammes d'eau, acidulée avec six gouttes d'acide sulfurique. Trois heures avant Vaccès à couper, je faisais prendre, de quart d'heure en quart d'heure, une cuillerée de la solution quinique. Généralement l'accès ne se manifestait plus ou était rendu très-faible. Deux ou trois doses un peu fortes de sulfate de quinine étaient donc suffisantes pour remplir cette première indication.

Pour éviter les rechutes après la cessation des accès, le sulfate de quinine en pilules, à la dose de 20 à 30 centigrammes par jour , a été généralement employé pendant quatre à six jours.

Cette méthode , qui coupe les accès par une dose un peu forte de sulfate de quinine prise peu de temps avant l'accès, a un avantage marqué sur celle qui consiste à prescrire le remède spécifique à doses réfractées pendant toute la durée de Tapyrexie; elle est incontestablement plus économique et plus sûre.

Nous n'avons pas cherché à remplacer le sulfate de quinine par d'autres médicaments. Ce genre d'expérimentation n'aboutit généralement qu'à des déceptions.

C'est ainsi que nos expérimentations sur l'influence du sel marin faites dans le courant de l'année dernière, ne nous per-

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