Contin. de GulU. de Tyr^ p
7. Vinisaaf, Itiner., p. 268 , 269. Contin, de GuUl, de Tyr, p. 128. BromptoD , Chron., col. 1164.
8. SicarcH, Chron. Cremon^ ap. Miiraf. Saipt. Ttal., t. Tll,col. 606.
9. CootiDuateurs de Carraro, Annal. Genuens., ap. Moral., Script. Ital,, t. VI, «ol. 862. Cf. Àntiq, ftàl., t. II, col. 924. Raoul de Diceto, imay. aao. 1191.
fO. Document de 1 190. L. Méry, ^ist. de la municip. de Marseille, t. I , p. 194. Ouesnay, Hist. eeelesi» Massil., p. 336. ffist. de Chypre, t. Il, p. 28. Preorea.
1 1. Voy. le privilège de Conrad aux Marseillais en 1 187. Méry , Hist, de la mU" Hkipn, t. 1, p. 190.
navires et quelques hommes d'armes, fiuy de Losigoamcrut dis? poser dès lors de forces assez considérables pour donner plusieurs fois l'assaut à Saint- Jean d'Acre; mais la garnison, souvent ra-r vitBiliée et soutenue au dehors par Saladin, repoussa touies «es attaques.
L'étendue des préparatifs des rois def^ranoeet d'Angletenre retardant leur départ, Tempereur d'Allemagne et une partie de la noblesse française partirent les premiers, les Français par mer, les Allemands par les routes de terre, toujours fatales aux croisés, L^aov mée allemande obligée d'ouvrir sa marche par des conduits eonti* nuels a travers l'Asie Mineure, où les Grecs et les Turcs s'unirent contre elle, fut encore décimée par les maladies, et perdit Terope** reur au passage d une rivière de Gilicie. Leduc de Souabe, fils de Frédéric, ramena les débris de ses troupes devant Acre, où il mo«H rut lui-même an mois de janvier suivant. Plus heureui, les Français débarquèrent à Tyr, et vinrent prendre leur place autour de la ville assiégée, apportant avec eux une partie des machines de guerre du roi Philippe et une provision considéruble de viandes qui soulagea l'armée, car la rareté des vivres s'y faisait cruellement sentir, depuis que Saladin était maître de la plaine * . Dans le nombre des nouveaux croisés se trouvaîmt quelques-uns des plus grands seigne^urs du royaume de France : Tévèque de BeaiH vais, Philippe de Dreux, déjà connu en Terre Sainte , les comtes de Sancerre et de Clermont , le comte de Blois, et le comte "de Champagne , Henri, neveu du roi de France et du roi d'Angle^ terre, devenu peu après roi delérusalem^.
A mesure que ces hauts personnages parvenaient au isamp et Saint-Jean d'Acre, le rMe et le crédit de Guy de Lnsignam diminuaient. On oubliait qu'il avait reçu Tonction royale , que seul dans l'armée où se trouvaient tant d'illustres princes, il pouvait parler comme roi de lérusalem, et que le premier, quand personne n'eût osé l'entreprendre, il avait commencé le siège de la ville devant laquelle se rendait aujourd'hui la chrétienté entière.
Un accident malheureux survenu en ce moment vint réveiller encore les querelles des chevaliers d'outre-mer, et faire contester son titre de roi à Guy de Lusignan. La reine Sibylle^ sa femme,
i. Ccniin, de GuUl. de Tyr y p. l&O. M. Reioaud, CAron. «rad«i,§54, 65» p. 293 et SUIT. Vinisauf, Itiner,, p. 293 et suiv. 2. Contin, de Guill. de Tyr, p. 150. ViDiuof» Itiner.f p. 2S9, 279.
mourut au camp avec ses deux dernières filles, vers le milieu de Tété de Tannée 1190 '. Si Ton eût consulté les précédents établis par la haute cour des barons, Isabelle, la sœur cadette de la reine défonte, devenantreine, aurait associé son époux Humfroy de Toron à la royauté, comme Guy de Lusignan avait partagé autrefois le trône de Sibylle. Tel fut en effet Tavis de quelques seigneurs et de plusieurs prélats désireux de conserver les traditions d*hérédité. Mais Humfroy était malheureusement d'un caractère irrésolu et sans énergie : on l'avait vu une première fois refuser une couronne qu'il se sentait incapable de porter ; il ne pouvait devenir le chef d*un État désorganisé , qui avait besoin plus que jamais de direction et de défense. D'ailleurs Tordre du Temple et une partie des chevaliers de Syrie déclaraient que Guy de Lusignan, ayant* été sacré roi, devait conserver la couronne. Un parti plus puissant et plus nombreux s*était formé pour Conrad de Montferrat. Les plus grands barons de Terre Sainte , toujours hostiles au roi Guy, bien qu'ils n'eussent plus avec eux le comte de Tripoli, son principal adversaire, mort ou tombé en démence vers ce temps ^ ; la reine veuve d'Amaury P' elle-même, Balian d'Ibelin, son nouvel époux; le légat apostolique, archevêque de Pise, le corps entier des Pisans , nation commerçante, alors la plus considérable en Syrie ^ ; enfin les Français et tous ceux qui, par raison ou par calcul demandaient un nouveau roi, un roi influent et respecté, désignaient le marquis de Montferrat, Thé^ roïque défenseur de Tyr, comme seul capable de sauver le royaume , et voulaient qu'il reçût la couronne avec la main de la fille d'Amaury P' *•
Ce qui augmentait le trouble et les difficultés, c'est qu'Isabelle, à peine âgée de vingt ans, et fortuitement éloignée de son mari, qu'on empêchait de revenir auprès d'elle, déclarait publiquement qu'elle aimait toujours Humfroy de Toron, son légitime époux, et quelle refusait de se séparer de lui *. On finit
]. Coniin. de G^iU» de Tyr, p. I5f, 1^4, d.