‹ Fragments d'histoire de ChypreChapitre 18 sur 29 · Vioisauf, Itiner.f p · texte numérisé non relu

Vioisauf, Itiner.f p

3. Contin. de Gnill. de Tyr, p. 202. Extr. du manuscrit. D. Conrad avait accordé déjà des privilèges commerciaux aux Pisans. Dal Sorgo, Diplomi Pisani, in -4*. U^ellî, Italia sacra^ t. lll, p. 4i&. Muralori, Antiq. It,, t. Il , p. 911.

4. Contin, de Gtdll. de Tyr, p. 152, 163. Vinisauf , IHner., p. 292. Bromplon , Chron., ann. il 90.

ô. Coniin, de GukU.de Tyr, p. 162, 164.

cependant par la circonTenir. Sa mère» le booteiller de France, les partisans qne For et les promesses de Conrad avaient séduits jusque dans le sein du clergé, troublèrent la conscience de la jeune reine sur la validité de son mariage, arrêté irrégulièrement, lui disait-on, ayant Tàgede sa puberté \ Hnmfroy avoua lui-même qu'il ne pourrait jamais se charger de gouverner on royaume '. Isabelle consentit donc à divorcer avec Ini^ en le comblant de faveurs ', et à épouser Conrad, ignorant sans doute que ses ennemis accusaient le marquis d*avoir déjà deux femmes vivantes, l'une en Italie, l'autre à Constantinople, où il s'était signalé contre les Tnrcs avant de venir à Tyr * . « Jamais, a dit un auteur du temps , « jamais la reine n'aurait permis qu'on la r séparât d'Humfroy, si par bonheur elle eût été auprès de lui « quand on songea au mariage du marquis ; et il n'est pas douteux « qu'une si méchante action n'ait amené tous nos malheurs'. »

Conrad en effet» bien qu'il se fût rois dès son mariage en posses* sion des droits de la royauté, n eut guère plus d'autorité que n'en exerçait Lusignan lui-même dans le camp de Saint- Jean d'Acre, représentant alors par les personnages qui s'y trouvaient réunis le royaume entier de Jérusalem. Les étrangers, dont le nombre augmentait sans cesse, ceux qui avaient été le plus favorables an marquis conmie les autres, se croyaient dispensés de lui obéir et ne reconnaissaient que leurs chefs. Guy de Lusignan, obligé de s'éloigner, protestait avec ses amis contre la royauté de Conrad, et en appelait à la décision des rois de France et d'Angleterre •.

Tels étaient les sentiments et les débate qui agitaient l'armée des chrétiens d'Orient en s'envenimant chaque jour, au moment où le roi de France était arrivé en Palestine, et où le roi Guy de Lusignan avec Hnmfroy son beau-frère, et Geoffroy de Lusignan, son frère, étaient venus joindre le roi d'Angleterre en

Chypre.

L'établissement sous les|murs de Saint-Jean d'Acre de deux nouvelles armées, assurées de leurs subsistances, devait faire

1. contin. de GaUl de Tyr, p. 152. Vinisauf, Itiner., p. 292.

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