‹ Fragments d'histoire de ChypreChapitre 23 sur 29 · ConHn. de QnUl. de Tp-, p · texte numérisé non relu

ConHn. de QnUl. de Tp-, p

6 Contin de OuUl. de Tgr, p. 196, extnilB du ms. D.

7. « Eqous Duut favellut Cyprns, eqiios fafellos Cyprins.» Vioisauf, Itiner,^ p. 364. 372. Il est très-probable, comme l'a pensé M. Michaud, qu'il &*agit dans ces passages d'un cbeval de couleur fauTO ou orange, originaire et Tenu de ffle de Chypre {Hist. des croisades, 5« édit., t. iv, p. 474; I, VI, p. 425); néanmoins l'expression Cyprus et Cyprins âe Vioisaor désigne la couleur plos positivement que le pays du cheval de Richard, car llle de Chypre n'a psH de race chevaline particulière. Le Cyprus, le Botrus Cypri, où tant de commentateurs du Cantique des Cantiques ont vn du raisin de Chypre {BUt. de Chypre, t. H, p.35, 21 2, n.), est no arbrisseau appelé henné par les Aral)es, dont lesfeoilles et les petites grappes, semblables aui bouquets du sureau, donnent une nuance jaune foncé. Les femmes d'Orient sont dans Tasage de se colorer les ongles avec cette plante ; et nos Français-Chypriotes , suivant en cela une vieille habitude du pays, teignaient souvent de même les crins de leurs chevaux et de 4eurs chiens de chasse. Voy. le P. Lusignan, Hist. de Cypre, fol. 224 v"".

sa sœur, établies àSaint-Jean d'Acre dans le palais qai lui avait été attribué lors du partage de la ville , l'avaient accompagné dans quelques-unes de ses marches. Toutes les fois que les historiens de la croisade parient de Jeanne de Sicile et de Bérengère de Navarre, ils nomment aussi la fille d'Tsnac Gomnène, qui ne quittait pas les princesses latines depuis leur départ de Chypre \

Le grand maître du Temple avait cru suffisant d'envoyer dans cette île quelques chevaliers seulement, sous les ordres d'un commandeur nommé Arnaut Bouchart, pour prendre possession du pays et ladministrer au nom de Tordre ^.

Leur nouvelle acquisition n'était dans les mains des Templiers qu'une grande ferme, d'où ils se proposaient de retirer le plus de produits possible. « Les frères du Temple, » dit un contemporain , « voulurent traiter les gens de file de Chypre comme ils « auraient mené les vilains d'un de leurs casaux (villages) de « Syrie. Ils les imposaient, les battaient, et prétendaient que Tile « entière obéit à une vingtaine de leurs chevaliers '. » Non contents des revenus des terres et des taxes exigées des personnes, ils avaient établi sur les marchés un droit assez élevé que devait acquitter le vendeur comme l'acheteur *. Les paysans, habitués de tout temps à servir et à payer un maître, se seraient peut-être résignés à leur sort; mais les habitants des villes et des bourgs , qui avaient encore conservé leurs richesses et leurs habitudes ', ne purent supporter de telles vexations. Une conspiration se forma parmi eux à Nicosie même. On convint de surprendre un jour la petite troupe des chevaliers, et de la massacrer tout entière sans qu'il en échappât un seul. L'on fixa lexécutiou de ce hardi projet à un samedi, jour où les gens de la campagne venaient à la ville pour le marché, et l'on parait avoir choisi le samedi saint, veille de la solennité de Pâques. Cette circonstance indiquerait le 5 avril 1192 pour le jour précis où éclata le nouveau mouvement des Grecs ^.

1. BromptOD, Chron. col. 1207, 1213, 1236. Roger de HoYedeo , Annal.^ p. 698. Benoit de Péterborough et Vinisauf, pas$im.

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