LE GRAND VICAIRE JEROME DEMERS
M. Jérôme Demers, né à Saint-Nicolas le premier Août mil-sept-cent-soixante-quatorze, était fils de Jean-Baptiste Demers et de Geneviève Loignon. Le parrain fut Pierre Loignon, son grand-père maternel, et la marraine Théotiste Demers, su petite cousine.
Il était, par son aiëul Louis Demers, fils de Jean, le. descendant en ligne directe, à la cinquième génération, du vieux patriarche.
Son père, dont le nom se trouve mentionné à toutes les pages de cette période de l’histoire de Saint-Nicolas, demeurait dans ce que l’on a appelé plus tard “ la maison en pierre des Frédéric François ” ; maison située dans le bas de la paroisse, à l'endroit où les cultivateurs se sont
bâtis, à quelque dix arpents au sud du chemin royal et où ils forment un petit village isolé. C'était là la propriété paternelle.
Intelligent et homme d’affaires, M. Demers possédait une assez bonne instruction et, en toutes rencontres, il apparaît comme l’un des principaux citoyens de St-Nicolas. Capitaine de milice, il était, sans cesser d’être patriote, loyal et dévoué à la couronne britannique avant tout. Il agissait comme notaire, et préparait lui-même les documents ou les actes qui devaient recevoir ensuite leur ratification finale, soit du tribunal, soit de l'Autorité Suprême.
Son éducation, il en avait puisé la plus forte partie au contact du frère Alexis Demers, Récollet, son frère, qui avait bâti la petite église et la résidence des Récollets, à Saint-Sauveur de Québec, à peu près vers l'endroit où est aujourd'hui Notre-Dame de Lourdes. C’est là qu'il résidait et qu'il mourut}.
Jérôme Demers dut aussi s'inspirer à la même source, dès son jeune âge ; et après avoir étudié
. Notes de feu G. Desrochers,
LE PÈRE ALEXIS RécozLerT