‹ Fragments de l'histoire religieuse et civile de la Paroisse de Saint-Nicolas [microforme]Chapitre 31 sur 85 · S - 4 SR · texte numérisé non relu

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tion de la foi dont l'Association fut établie, dans le diocèse de Québec, en vertu d’un bref du Pape Grégoire XVI, daté du vingt-huit février mil huit cent trente-six.

Par ses prières et ses aumônes, cette association avait pour but de répandre les lumières de l'Evangile parmi les nations sauvages du Canada et d'exercer sa charité chez les catholiques qui, dispersés dans les nouveaux établissements du pays, se trouvaient exposés à perdre ou à oublier leur religion par l’éloignement des ministres de Jésus-Christ.

Pour atteindre ce double but, les sommes cnllectées et mises à la disposition du Conseil d’administration étaient employées, d’abord au soutien des missionnaires ; en second lieu, à la construction, l'entretien et l'ornementation des égli-

ses; troisièmement, à établir des écoles pour

l'instruction des enfants, et à les pourvoir des livres nécessaires ; quatrièmement, à l'impression de cathéchismes et de petits livres de prières pour les sauvages, ainsi que de livres de religion et de controverse en Anglais et en Français pour les autres catholiques, habitant les endroits

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privés de la résidence des prêtres ; et enfin, à mettre les missionnaires en état de faire quelques présents, tels que croix, médailles, chapelets, images etc., à ceux qu'ils administraient,.

Trop restreint est le cadre de cette biographie pour retracer ici le bien immense opéré par cette excellente institution, malgré l’exiguité de ses ressources, sur toute la surface alors sauvage de ces grands pays qui forment aujourd'hui partie au Canada. Les quelques pages qui suivent donneront, néanmoins, une faible idée de ce qu'un miss onnaire, soutenu et encouragé par la charité des tidèles, a pu faire seul pour la conversion des Sauvages, et pour le réveil et l'avancement de ia foi chez les catholiques qui avaient oublié les saintes croyances de leurs premières années.

Pour assurer le succès de l’œuvre, tous, évêéques, prêtres et laïques, chacun dans sa sphère respective. rivalisèrent d’ardeur, de piété et de sacrifices, obéissant en cela à la pressante exhortation que le Pape, par la voix de son Cardinal- Vicaire, leur adressait à cette occasion :—

“ Fidèles, leur disait-il, à la vue de cette voié

large et facile qui nous est ouverte pour propager la religion sainte de Jésus-Christ, animezvous tou” à concourir à une œuvre si belle. Et vous, vénérables évêques, curés zélés, prédicateurs fervents de la divine parole, annoncez partout l'existence et les fruits heureux d’une œuvre si grande ; excitez tout le monde à procurer par ce moyen infaillible le salut de tant d’âmes rachetées par le précieux sang de Jésus- Christ, et souvenez-vous que le salut a été promis à celui qui sauvera l’âme de son prochain. ”

Fort de cette salutaire et divine parole, l’apôtre Modeste Demers s’attaqua à l'ennemi dans son rempart le plus redoutable et le plus éloigné, sachant bien que la trace laissée derrière lui, sur son passage, serait bientôt suivie par d’autres ouvriers évangéliques, à mesure que l’abondance de la moisson les appellerait à venir travailler au champ du père de famili.

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