‹ Fragments de l'histoire religieuse et civile de la Paroisse de Saint-Nicolas [microforme]Chapitre 67 sur 85 · D AT · texte numérisé non relu

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Quant à lui, miné par la maladie depuis longtemqs, il avait fait son sacrifice de longue date,

Il accueillit la mort comme un ami qui rend la liberté. “ Je ne comprends pas, disait-il: j'ai pourtant péché comme les autres, et je n’éprouve aucune crainte. J'ai une confiance infinie en la miséricorde de Dieu.”

Le suprême Dispensateur ne voulut pas prêéter l'oreille aux stpplications faites pour le rétablissement de sa santé, maïs 1l changea en consolations pour ses derniers instants la grâce demandée. Sans douie aussi, ces âmes bienheureuses, dont son zèle avait hâté la délivrance, veillèrent sur ses derniers moments, le couvrirent de leurs ailes et éloignèrent de sa couche les angoisses ordinaires de la mort.

Que les habitants de Saint-Nicolas sachent se rappeler l'intérêt tout particulier qu'il portait à sa paroisse natale; cet esprit de douceur et d’onction qu'il témoignait à tous; cette éloquence convaincue, tendre, venant du cœur, qui caractérisait les trop rares instructions que, dans le cours de ses visites chez son père, il leur donna;

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cette affection toute particulière qu’il montrait aux enfants, à tous ses amis d’adolescence et de Jeunesse. Et, chaque année, au retour des iongues soirées de novembre, lorsqu'ils offriront au Ciel leurs prières pour leurs parents, leurs anis et leurs co-paroissiens, qu'ils pensent à celui dont la voix fut toujours si éloquente en faveur des défunts. Cette preuve qu'ils ne l'ont pas oublié ira sans doute réjouir son âme dans les demeures éternelles, laoù la prière seule se fait entendre

et où les démonstrations humaïnes n’ont plus d'écho.

Qu'ils prient et qu'ils sollicitent, par son intercession, le juge suprême de retirer ceux qui leur sont chers de ces flammes du Purgatoire, dont il savait faire une si émouvante peinture, se rappelant en cela la parole des Machabées :

C'est une suinte et salutaire pensée de prier pour les morts. (2 Mach. XIT. 46.)

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L'ABBÉ L. À. OLIVIER, PTRE, PROFESSEUR AU SÉMINAIRE DE QUÉBEC. NÉ LE 29 MARS 1859. ORDONNÉ PRÊTRE LE 13 JUIN 1856, ET DÉCÉDÉ A L'HOPITAL-GÉNERAL DE QUEBEC,

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