‹ Fragments de philosophie du moyen âgeChapitre 103 sur 115 · ADAM DU PETIT-PONT · texte numérisé non relu

ADAM DU PETIT-PONT

« niscens. Quoniam eligentis arbitrio expositis sumenda « est ad hoc responsio, a disciplinalibus non electam dif- « ferre invenientur. Quoniam autem nec ad hujusraodi « sic est, ut non respondendum videtur, et non ex toquo « tum affinnationis tum negationis ad liœc sit responsio. « Nec ex duolms tantum semper elegit. Ab electivis per « eadem differre videntur per quœ disciplinalia ab elec- « tivis, a principio distinximus. Sed ne ibi dicta aut inter « se aut bis dicendis contraria videri accidat, inlelligan- « tur eorum quoedam, quae ad prima illa interrogabilium « gênera internoscenda dixinius, ne ut quaelibet uuius

« geueris a quibuslibet alterius internoscendum sed

« pleraque a plerisque et separate multiplicia non disci- « plinalibus sed electivis dicta ratione annuntientur. Elec- « tive ergo quœrendorum multi[)licia a simplicibus, et « multiplicium gênera sex, ut dictum est, internoscautur. « Dubitari autem poterit quibus talium annumeranda sunt « qiuesitqmeruntur ; ut an omne verbum sitambiguum, « ut ait Clirysippus, an nullum, ut Diodorus, an nec « omne nec nuilum, ut plurimis videtur. Quoniam? non « huic et tamen affirmando respondetur; simplex autem « quando (?) dicetur, cum triplicatum videalur, sed nec « aliquod prœdiclorum quinque modorum multiplex ap- « paret. Quoniam <?) autem bujusmodi interrogatio dis- « similitudine principii non partis se det... »

Le manuscrit s'interrompt brusquement avec ce mot. La dialectique d'Adam du Petit-Pont est donc ici incomplète. Mais ce que nous en avons vu n'est pas de nature à faire regretter bien vivement la perte du reste.

Guillaume de Conçues.

Le manuscrit de Saint-Germain n° 1112, in-4°, d'une écriture du douzième siècle, renferme, en outre de l'épitre apocryphe d'Aristote à Alexandre connue dans le moyen âge sous le nom de secretum seeretorum, et des règles d'Avicenne de conservations sanitatis, deux opuscules de Guillaume de Conches intitulés : secundo, philosophia et tertia philosophia. Ce sont les mêmes ouvrages dont Y Histoire littéraire de la France (tome XII, page 465) fait mention d'après le manuscrit du Roi 6588. Comme le dit l'Histoire littéraire, le premier est un dialogue sur l'anthropologie entre le maître et le disciple ; et le second, dans la même forme que le précédent, est un abrégé de cosmographie, tiré de ce que l'auteur avait dit sur ce sujet dans sa Philosophia minor , intitulée, dans l'édition qui en a été donnée parmi les œuvres de Bède : -rrepl âi£â;Ewv, sive quatuor libri de démentis philosophiœ. Ce dernier ouvrage lui-même n'était qu'un abrégé do la Magna de naturis philosophia , où Guillaume de Conches avait traité fort au long de toutes les matières que la philosophie embrassait de son temps. Ainsi, en suivant cet auteur dans ses différents écrits, nous le voyons procéder par résumés successifs de sa Philosophia magna; il la reprend tout entière dans sa Philosophia minor, qu'il décompose dans sa jihilosophia secunda et ])hilosophia tertia. Ces deux petits traités offrent peu d'intérêt par eux-mêmes, comme nous nous en sommes assuré, et ne renferment guère d'idées que l'auteur n'ait

exposées avec plus d'étendue dans ceux de ses écrits qui sont publiés. Nous croyons devoir nous contenter de donner la table des chapitres de l'un et de l'autre, avec quelques-uns des chapitres qui se rapportent plus particulièrement à la philosophie.

Inclpiunt capitula in Iil>ro qui dicitur secunda philosophla magistri Willermi de Conclus.

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