‹ Fragments de philosophie du moyen âgeChapitre 72 sur 115 · RABAN MAUR · texte numérisé non relu

RABAN MAUR

« maticam, rhetoricam, dialeclicam. Post granimaticam, « non enirn de génère secundum grammaticara tractât, « quia neque quomodo genus declinitur ostendit, neque « si sit priinitivum an derivativum, quœ omnia ad grani- « maticam pertinent. Neque in hoc tractatu docemur quo- « modo causas debeat disponere orator, quod ad rheto- « ricam pertinet. Reliuquitur igitur ut per dialecticam « logicae supponatur. Quœritur post quam partem dialec- « ticœ. Dialecticee euim duae sunt partes, una scilicet « scientia inveniendi, alia scientia judicandi, etc. »

Ruban aborde alors le préambule de Porphyre : Cum sit necessarium. « Talis est descensus ad litteram, etc. »

Nous voyous dès la première colonne que Raban ne connaissait pas les Analytiques d'Aristote. « Vel in de- « monstratioue, id est ad librum demonstrationum. Vo- « huit cniin quemdam librum essse qui vocelur liber de- « monstrationum, qui apud nos in usu non est. »

De la Dn de la 2e col. du fol. 86 v°, jusqu'au milieu de la 2e col. du fol. 87 v°, s'étend le commentaire sur la phrase célèbre Mox de generibus et speciebus. Nous avons cité ce morceau , page 87.

On arrive ainsi à la partie de la glose qui porte sur le corps même de l'ouvrage de Porphyre.

Fol. 87 v°, col. 2. Explicitprologus. Puis vient le commentaire sur le premier chapitre de Porphyre : De génère.

Fol. 89 r°, col. 2. Explicit de génère. Incipit de specie.

Fol. 90 v°, col. 2. Explicit de specie. Incipit différentiel.

Fol. 92 v°, col. \ . Incipit de proprio. Fol. 93 r°, col. -I. Incipit de accidenti.

Ici les titres et les divisions manquent dans la glose de Raban. Cependant, pour plus de clarté, nous continuons de la diviser suivant les chapitres de l'édition de Buhle.

Fol. 93 r°, col. -I. De communitate et discrimine generis et differentiœ.

Fol. 93 v°, col. I . De convenientia et discrimine generis et speciei.

Ibid. De convenientia el discrimine generis et proprii. — Generis et accidentis.

Iiiid. De convenientia et discrimine speciei et diffrentiœ.

Fol. 93 v°, col. 2. De convenientia et discrimine proprii et differentiœ.

Il faut remarquer dans cette glose l'emploi de formes qui se reproduisent dans les gloses d'Abélard avec plus de suite et d'uniformité. Ainsi Raban indique quelquefois le lieu commun auquel peut se ramener l'argument de Porphyre. Par exemple, fol. 88 r, col. I, genus enim. « Probat quod genus non dicitur simpliciter, sic: sigeuus « dicitur tripliciter, tune non dicitur simpliciter. Locus « ab appositis, maxima propositio : si aliquid oppositum « convenit alicui, suum oppositum removetur ab eodem.» On trouve aussi la forme vere.... quia, si fréquente dans Abélard. Fol. 88 r°, col. 2 init. : « Vere ille qui genuit « et locus in quo quis genitus est, vocatur genus , quia « Tantalus et Hercules, et Tlieba? et Atbenre. » Ces rapprochements établissent l'existence d'une espèce de Ira-

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