RABAN MAUR. ~Ï
dition do formes chez les glossateurs, au moins du neuvième au treizième siècle.
Du reste, la glose de Raban n'offre rien qui mérite d'être cité. Nous indiquerons seulement, fol. 89 r°, col. I , un passage où il examine une contradiction apparente entre Porphyre et Àristote dans les Catégories. Porphyre avait dit : « Eorum enim quae prœdicantur, alia quideni « de uno dicuntur solo, sicut individua. » Raban ajoute : « Aïdelur etiam Porphyrius esse contrarius Aristoteli, « quia concedit individuum substanliœ de aliquo prae- « dicari; Aristoteles autem dicit nullum individuum sub- « stantia? de aliquo prœdicari : ibi a principalisubslantia « nulla est prœdicatio. Sed respondendum est ibi Aristo- « lelem agere tantum de pra?dicatione ut de inferiori. « Hic vero Porphyrius accipit pnedicationem vel ita quod « superius pradicelur de inferiori, vel etiam ita quod « idem de se ipso prœdicetur. »
II. De la feuille 94 r°, col. I, à la feuille 93 r°, col. \, inclusivement, se trouve un fragment de glose sur le De differentiis Topicis, lequel commence au milieu de l'explication de celte phrase de Boëce : « Aliquotiesenim quaî « dividuntur siinul esse possunt, ut si voceni in signiGca- « tiones dividamus, omnes simul esse possunt, velnti cum « dicimus : amplector , aut actionem siguiûcat aut pas- « siouem, utrumque simul signilicare potest; » c' est-adire vers la fin du IIe livre de l'ouvrage de Boëce. Au tiers environ de la 2e colonne du fol. 9 ï r°, commence le commentaire sur le IIIe livre. La dernière phrase du texte qui soit citée est celle-ci : « nain mullorum in multis similitudo « proportio est. » La glose se termine ainsi : I\'am mul-
« torum. Vere locus a proportione est locus a simili, quia « proportio est similitudo mul torum in multis. Locus a « causa, et hoc est : nam multorum iu multis, etc. » Il manque donc la glose sur les dernières lignes du IIIe livre ; et il n'est pas question du IVe, qui traite des lieux de rhétorique et ne se rapporte plus à l'étude de la dialectique.
Dans cette glose, comme dans celle de Raban sur Porphyre, nous retrouvons souvent cette forme qui se rencontre sans cesse dans Abélard, locus a causa, a pari, etc., pour indiquer le lieu d'où est tiré l'argument. Dans la dernière phrase que nous venons de citer, elle est suivie de la forme et hoc est qui annonce la citation du texte original. Mais cette forme, si familière à Abélard, est ici très-rare. En revanche celle de vere... quia est très-fréquente.
Ce fragment ne présente rien en lui-même d'où l'on puisse tirer quelque induction sur l'époque a laquelle il a pu être composé, ou sur l'auteur auquel il faut le rapporter; mais comme il se trouve placé entre deux ouvrages qui portent le nom de Raban, et qu'il est de la même écriture que le second et unit sur la même feuille où celui-ci commence, il est naturel de l'attribuer également a Raban.
III. Après ce fragment vient un commentaire de Raban, qui s'étend du fol. 95 r°, col. 2 init., au fol. 100 v°, col. 2, après quoi il est brusquement interrompu.
Ce commentaire a pour titre : Rabanus super terencivaa; ce dernier mot n'a pas de sens, et, comme nous l'avons dit, page 85 , il cache probablement Perierme-