RABAN MAUR
nias, car cet écrit est un commentaire sur le Traité de r Interprétation.
La version latine qui sert de texte est celle de Boëce.
En tête sont d'assez longs prolégomènes, qui s'étendent depuis le commencement de la 2e colonne du feuillet 95 r°, jusqu'au tiers de la -lre colonne du verso de ce même feuillet, ce qui fait trois ou quatre pages in-4°, au moins.
Voici le début : « Intentio Aristolelis est in hoc opère « de simplici enuntiativa interpretatione et de ejus ele- « mentis, nomine scilicet atque verbo, gratia ipsius sini- « plicis enuntiativœ inlerpretationis pertraetare, in tan- « tum in quantum animi cogitationes intellectusque signi- « ficant. »
Cette introduction est calquée sur celle de Boëce dans son second commentaire sur le Traité de l'Interprétation. Raban rapporte d'après Boëce les opinions des différents commentateurs, d'Audronicus de Rhodes, d'Àspasius, d'Alexandre d'Aphrodisée. C'est par les mêmes arguments et dans les mêmes termes qu'il défend l'authenticité de l'ouvrage original, contestée par Androuicus; c'est dans les mêmes termes encore qu'il en assigne la place et le rôle dans l'ensemble de la logique d'Aristote.
Par l'extrême subdivision du texte, le commentaire de Raban finit par se rapprocher de la forme de la glose. En voici le contenu.
Fol. 96 v°, col. I. : explication du premier chapitre du traité de l'Interprétation : De nomine.
Fol. 96 r°, col. -I. De verbo.
Fol. 9 v°, col. I. De oratione.
Fol. 96 v, col. I. De enuntiatione.
Fol. 97 v°, col. -I . De affirmât iow et negationc
Fol. 97 v°, col. 2. De affirmationum et negationum vontrarietatibus et contradictionibus.
Fol. 98 r°, col. 2. De oppositione quando non est una affirmatio aut negatio.
Ibicl. De oppositionibus in futur is continentibus.
Fol. -100 r°, col. \. De oppositione enuntiationum tertiiadjacentis (Boëcc : De enuntiationibus infiiiitis). Le manuscrit s'interrompt sur ce chapitre à la moitié environ du commentaire. Vient ensuite une paraphrase des Psaumes d'une écriture différente.
GLOSES DU Xe SIÈCLE SUR LES CATÉGORIES , ETC.
Le manuscrit de Saint-Germain n° H 18, autrefois n° 442', est évidemment celui dont parlent Mabilion et l'Histoire littéraire. Voici d'abord ce qu'en dit Mabillon (Nouv. Traité de diplom., tome III, page 519) : « Dès le « dixième siècle, on commençait à conjecturer qu'il pou- « vait y avoir des antipodes. Dans une note marginale « sur la Dialectique et les Prédicaments renfermés dans le « manuscrit Cl 3 de Saint-Germain- dès-Près, qui est de « ce siècle-là, on lit : JManifestum est quod antipodes « supra se cœlum habent. Ferunt quidam esse antipodes « homines in alio orbe, quos dividit a nobis Oceanus, « quos eliam dicunt viverc more et cultu Persarum. Quod « autemvivere possint subtus lerram, non répugnât lidei, « quod hoc agit natura terra? quai speroides (sphaToides)