ÉCRITS DE GERBERT
« commendationem addit. Ramum, philosophiam. Li- « mine adverso, ccllula postica. »
Expliciunt glosulœ Eneidos secundum integumentum.
Plusieurs écrits de Gerbert. — Commentaire anonyme sur le Timée.— Introduction de Porphyre et Catégories d'Aristote mises en yers.
Nous trouvons à la Bibliothèque du Roi uu manuscrit de Saint-Germain, coté 4 093, qui contient divers morj ceaux intéressants pour l'histoire de la première époque de la philosophie scholastique. Nous donnerons d'abord la description complète du manuscrit et nous y joindrons des extraits des deux morceaux les plus remarquables.
,|o p° ^.fo g vo# xraité en latin, sans titre et sans nom d'auteur , d'une écriture du treizième ou quatorzième siècle, sur un jeu consistant en certaines combinaisons de nombres et que l'auteur appelle rythmimachia : « Rythmimachia grœcenunierorunipugnaexponitur.»etc. C'est le même traité dont l'abbé Lebeuf a parlé, d'après le manuscrit de Colbert n° 40(M , dans sa Dissertation sur l'état des sciences depuis Charlemagne ( page 85), et qu'il attribue à Gerbert. En effet, dans le manuscrit de Colbert, que nous avons examiné, et qui porte aujourd'hui à la Bibliothèque royale le n° 7185, ce traité, ou plutôt le fragment de ce traité qui y est contenu, vient à la suite de la géométrie de Gerbert, et il est d'une écriture du onzième siècle. Toutefois nous devons faire observer que récriture du traité de géométrie est d'un temps posté-
rieur, et que dans le manuscrit de Colbert, comme dans celui de Saint-Germaiu, la Rythmimachia ne porte pas de nom d'auteur, mais bien ce simple titre : Ludusqui dicitur rythmimachia. Oudin assure que cet ouvrage a été imprimé.
2° F0 7 r°-4G v°. De la même écriture que ce qui précède : l'Arithmétique de Boëce; la fin manque.
3° F° 47 r°-48 v°. D'une écriture du onzième siècle : fragment d'un traité sur la multiplication et la division appliquées aux mesures.
« Init. : Id de omnibus generaliter tenendum est quia « singularis quacmnque multiplicaverit sive decenum « sive ccntenum sive millenum vel ulteriores, in eodem « ponet digitum, in secundo articulum », etc. Fin. : « Yi- « deor in culpam illam incidisse in quam Porphyrius cum « de génère tractabat dicitur devenisse. Cum enim om- « nem demonslralionem ex notioribus oporteat constare, « députant illi in vilium ad gencris diffinitionem speciem « innotiorem habuisse. Egosimiliter quoque feeisse com- « probor. Cum enim untiarum comparationes ex notio- (i ribus monstrare debuissem, minutias ignotiores, id est « sextulam, sicilicum et caHeras intermiscui. Sed Boe- « thius Porphyrio succurrit et mibi, dum dicit nullam « rem nisi ab iis in quibus substantiam suam habet posse « demonstrari. Sicut enim genus a specie substantiam su- « mit, sic et untia a partibus suis, id est sextula, sicilico « et ca?teris quibus pereunlibus ipsa non manebit. Nunc « autem, paululum uotiis intermissis, aliquantulum non « pigeât scribere de minutiis, ut, et minuliis et untiis « pleniter cognitis, de utrarumque divisionibus et duc- « tionibus poslmodum abunde dicatur. »