Voyez plus haut, p. M
que c'est un fragment d'une glose sur les Catégories. Elle a le même caractère que les gloses précédentes. Il est donc très permis de supposer qu'elle est également d'Àbélard.
Au feuillet 41 recto commence, avec une autre écriture et sans aucun titre, un morceau d'un genre tout différent. Ici la forme aride de la glose disparaît et fait place a une manière plus libre et plus heureuse. 11 y est traité du tout et des parties, du genre , de l'espèce et des individus; et, a cette occasion, la question des universaux est vivement controversée. Ce fragment est incontestablement d'Abélard, car l'auteur y parle de Guillaume de Champeaux comme de son maître ; il combat a la fois les réalistes et les nominaux, et expose cette opinion intermédiaire qui depuis a été appelée le conceptualisme.
Ce morceau important s'étend du feuillet h\ recto au feuillet 48 verso; au milieu de la première colonne est un petit intervalle, indice d'une solution de continuité. Ici se rencontre un nouveau morceau sans titre sur les propositions modales, lequel va jusqu'au recto du feuillet 50, à la fin de la première colonne. Ce fragment a le même caractère de style que le précédent, mais il n'a pas Je moindre intérêt. Il n'y a pas de raison pour ne pas le considérer comme appartenant aussi a Abélard.
A la deuxième colonne du recto du feuillet 50, l'écriture ou plutôt l'encre change, et on tombe dans un morceau assez insignifiant où il est encore question de la différence, de l'espèce, du genre et de l'accident, avec des citations de Porphyre.
Au verso du feuillet 52 vient encore une encre nouvelle et un fragment nouveau, comprenant les deux colonnes de ce verso, et se rapporlant au commencement
du traité de l'Interprétation. Aux trois quarts de la 2e colonne de ce verso est une lacune, et au feuillet 53 recto, sans aucun titre, on trouve une écriture nouvelle, d'une finesse extrême, remplie d'abréviations et presque illisible; elle s'étend jusqu'au feuillet 57; c'est encore un fragment d'une glose assez étendue sur ce même traité de l'Interprétation.
Avant le feuillet 57, au recto du feuillet 56 , est encore une assez forte lacune. Au feuillet 57 l'écriture change de nouveau jusqu'au feuillet 63, où se présente une lacune nouvelle. Ces six feuillets contiennent la fin d'une glose sur les Catégories , sans nom d'auteur. Ce fragment commence avec le commencement des Post-prœdicawenta et finit à la fin du chapitre de motu. Il manque donc la glose sur le dernier chapitre de habere, et le dernier fragment est terminé par ces mots : Finis laboris.
Au feuillet 63 se rencontre une glose, toujours sans nom d'auteur, mais complète, sur le traité des divisions de Boëce. Elle commence ainsi, f° 63, 2e colonne : « In- « tentio Boethii est in hoc opère de regularibus divisioni- « bus disputare », et au verso du feuillet 66, Ve colonne , on lit : Expliciunt glossœ.
Le reste du verso est rempli par des règles et des exemples de syllogismes hypothétiques, également empruntés a Boëce.
Au feuillet 67, Ve colonne, recommence une glose nouvelle, continue et complète sur les Catégories d'Aristole , sans nom d'auteur, avec un prologue et les titres des divers chapitres du texte, y compris les Post-prœdicumenta. Ve ligne du prologue : « Inlentio Arislotelis est « in hoc opère de primis vocibus prima rcrum gênera
« significantibus disputace. » Et feuillet 81 verso, colonne 2 : « Explicit de prœdicamentis. » Viennent ensuite les Post-prœdicamenta, et feuillet 85 verso: Explicit. Maintenant de qui est celle glose? on ne peut guère supposer qu'Abélard ait fait deux gloses sur le même ouvrage, et le premier fragment de celle que nous avons rencontrée précédemment semble bien lui appartenir; mais il serait possible qu'il y eut plusieurs cahiers différents de la même glose, comme nous croyons avoir prouvé ailleurs 1 qu'il y a plusieurs rédactions différentes du commentaire d'Olympiodore sur le Pbédon. 11 serait possible encore qu'il y eût dans cette collection des morceaux de différents auteurs mêlés a des écrits d'Abélard ; car ce volume paraît être une collection de gloses dialectiques.
En effet, après les écrits dont nous venons de parler, vient une glose de Rabau-Maur, sur l'introduction de Porphyre ; elle porte le titre de Rhabanus super Porphyrium, et commence ainsi : « Intentio Porpbyrii est « in hoc opère facilem intellectumadPrœdicamentaprœ- « parare, tractando de quinque rébus vel vocibus, etc. » Le prologue s'étend depuis le feuillet 86, -lre colonne, jusqu'au feuillet 87 verso, au milieu de la 2e colonne; suit la glose avec un titre a chaque nouveau chapitre. Cette glose n'est pas complète, et elle s'arrête au folio 93 verso.
Au feuillet 94 recto, l,e colonne, on trouve un fragment sans nom d'auteur sur le traité de Boëce, De differentiis topicis.
Enfin, au feuillet 95 recto, 2e colonne, nous relrou-