‹ Fragments de philosophie du moyen âgeChapitre 99 sur 115 · I. Cotl. quœ · texte numérisé non relu

I. Cotl. quœ

endroits de son Metalogicus. 11 tenait son école près du Petit-Pont, à Paris, comme l'indique son surnom, et y enseignait la grammaire, la rhétorique et la dialectique. Il fut depuis chanoine de la cathédrale de Paris, et devint enfin évêque de Saint-Àsaph. « C'était, dit Jean de Salisbury, un homme d'un esprit fort pénétrant, fort lettré, quoi que d'autres en puissent penser, et plus attaché à Aristote que qui que ce fût ', » Mais on lui reprochait beaucoup d'obscurité. Il disait qu'il n'aurait pas un auditeur s'il exposait la dialectique avec la simplicité d'expressions et la clarté d'idées qui conviendraient à cette science 2. Aussi était-il tombé volontairement dans le défaut de ceux qui semblent vouloir, par la confusion des noms et des mots, et par des subtilités embrouillées, troubler l'esprit des autres, et se réserver à eux seuls l'intelligence d' Aristote. « Ce défaut, ajoute Jean de Salisbury, était bien sensible dans le livre qu'il avait intitulé Ars disserendi 3. Plût à Dieu qu'il eût bien dit ce qu'il a dit de bon. » Ce livre sur Y Art de la dialectique est précisément celui qui est renfermé dans le manuscrit de Saint- Victor 32. C'est donc un monument de renseignement philosophique au douzième siècle, qu'il n'est pas sans intérêt de faire connaître avec quelque détail. Nous devons nous attendre à des formes peu attrayantes; mais le fond, à en croire Jean de Salisbury, vaudrait mieux que la forme.

Le de Arle dialectica fut composé en l'année 1 1 32,

\. Metalog. h, 10.

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