L1II
PRÉFACE
n'offnrit plus que la phraséologie banale d'une science rmse à la portée de tout le monde , et ne fournissait plus que des lieux communs à une littérature décolorée1, la philosophie opposée, puisant à. d’autres sources , retrempée par la violente répression quelle avait subie, et animée de la force d’impulsion résultant de sa position devenue offensive, enfanta presque subitement tout une famille d’écrivains5. qui , outre le mérite , depuis longtemps si rare, d’une sorte d’originalité philosophique, surent retrouver pour l’exposition de leurs systèmes
quelques traditions de la belle langue du grand
« « siècle, et séduire ou soumettre par l’attrait de l’art
et la puissance souveraine du talent ceux mêmes
qui restaient sourds à leurs doctrines.
Le système métaphysique et politique développé et suivi dans tous les livres de cette école et qui en forme le caractère distinctif est condamné par une autorité à laquelle rien ne résiste, l’esprit du temps.
Les efforts les plus violents n’ont pu lui donner un
1 II suffit de rappeler que le talent le plus distingué de cette école et de celle époque élait Benjamin Constant.
’ Cliàtraubriand , La Mcnnais, de Maistre , de Bonald , de Frayssiuoui, baron d'Kckstein , Laurenlie, de Monllotier, etc... et postérieurement, C.erbei , Bautain , etc.