‹ Fragments de philosophie traduits de l'AnglaisChapitre 13 sur 47 · PRÉFACE. * LXV1I · texte numérisé non relu

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nombre , soit pour la nature des cours. La faculté des lettres de Paris n’a que trois chaires de philosophie, et sur ces trois chaires deux sont consacrées à l’histoire de la science; et l’unique chaire dogmatique existant dans la capitale 1 a été , pendant de longues années, dans un état d’abandon équivalent à une vacance. Au Collège de France, cette grande succursale de l’Université, foyer spécial de toutes les hautes études, la philosophie n’a pu conserver une place dans son vaste programme qui est une encyclopé® tout entière, qu’en s’y présentant comme une branche de la littérature ancienne et de la philologie. Enfin, il n’existe dans tout le reste de la France que cinq cours de philosophie publics, dans les cinq facultés des lettres \ Il n’y a pas d’Université allemande qui n’offre presque autant de ressources, sousce rapport , que tout le royaume. L’enseignement particulier offre-t-il quelque compensation ? Qu’on cherche , on ne trouvera rien , absolument rien. Hors de l’enseignement, même spectacle. La philosophie n’a aucun organe avoué

1 Celte de M. Larotniguière.

1 Une loi récente a institué quatre nouvelles facultés et quatre nouvelles chaires de philosophie. C’est un progrès ; mais on ne |ieut guère savoir encore ce qu’il faut attendre de ces établissements à peine formés.

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dans l’immense cadre de la presse périodique, et

c’est là le fait le plus significatif. Son seul asile pu-

blic est l’Académie des Sciences morales et politiques, où elle est, grâce à Dieu, très-dignement représentée, mais où encore elle n’obtient qu’avec

peine une part d’attention et d’intérêt que lui dis-

putent la statistique et l’économie politique. Restent

les livres qui par leur abondance pourraient faire

quelque illusion et démentir le tableau qui précède, .

mais il ne faut pas oublier, ainsi que je l’ai déjà remarqué, que ces publications appartrennent en grande majorité à l’érudition, à la philologie, à l'histoire, à la critique, enfin à la littérature générale, plutôt qu’à la philosophie.

C’est d’après ces faits que j’ai pu dire que le temps n’était pas favorable à la philosophie, et en particulier à la philosophie écossaise. Je souhaite me tromper; et si ces fragments d’un philosophe étranger excitaient, contre mon attente, quelque attention et provoquaient quelque mouvement dans le public philosophique, mon travail serait récompensé audelà de toutes mes espérances.

Je dois maintenant quelques détails sur l’auteur de ces fragments.

M. William Hamilton , baronet, appartient à la

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