‹ Fragments de philosophie traduits de l'AnglaisChapitre 15 sur 47 · PI» KF AC K · texte numérisé non relu

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un grand poids, contribua puissamment à la nomination de M. Hamilton. Mais par une rencontre

uer du développement qui dépasse uu peu la limite que Reid et D. Stewart ont assignée à la raison humaine. Ce développement est-il légitime, et la circonspec- 4 tion de vos illustres compatriotes n’est-elle pas préférable? That U the question , % mon cher monsieur. Et sur cette question M. Hamilton est l’homme qui, dans toute l’Europe, dans l'Edmburgh Review, a défendu la philosophie écossaise et s’en est porté le représentant. Sous ce rapport, les differents articles qu’il a écrits dans l’Edinb. Rev. sont d’un prix infini , et ce n’est pas moi qui devrais solliciter l’Écusse pour M. Hamilton, c’est l’Écossc ellemême qui devrait houorer de son suffrage celui qui depuis Dugald-Stewart la représente seul en Europe.

« En effet, ce qui caractérise M- Hamilton, c’est précisément l'esprit écossais, et il n’est si attaché à la philosophie de Reid et de Stewart, que parce que cette philosophie est l’esprit écossais lui-même appliqué à la métaphysique. M. Hamilton ne s’écarte jamais de la grande route du sens commun, et en même temps il a beaucoup d'esprit et de sagacité, et je vous assure (je le sais par expérience) que sa dialectique n’est nullement commode à son adtersuire. Inférieur à Reid par l’invention et l’originalité, et à Stewart par la grâce et par la délicatesse, il est peut-être supérieur à l’un et à l’autre, et certainement au second , par la vigueur de la dialectique; j’ajoute, et par l etendifé de l’érudition M. Hamilton connaît tous les systèmes anciens et nouveaux, et il les examine à la critique de l’e prit écossais. Son indépendance est égale à sa science ; il est surtout cmineut eu logique. Je vous parlerai ici en homme du métier. Sache* que M. Hamilton est celui de tous vos compatriotes qui connaît le mieux Aristote, et s'il y a dans les trois royaume-» de Sa Majesté britannique une chaire de logique vacante, n’hésite* pas, l.ùtez-vous, donnez-la à M. Hamilton.

« Sincèrement, mon cher monsieur, ma reconnaissance en vers l'Ecosse, rccon* naissance qui s'augmeutc encore par le titre honorable que voire savante académie a bien voulu me couférer, me donne un vif désir de voir l’Ecosse de nouveau représentée dans le congres des philosophes européens. Si vous le juge* à propos,* j’en écrirai à milord Lansdowne que j’ai l'honneur de connaître uu peu. Si M. Jouffroy était ici , il s'empresserait de joindre son témogeage au mien; mais M. Jouffroy est en Itale pour sa sauté, et M. Royer-Collard part en ce moment pour- la campagne. N’avez vous pas le suffrage de M. Roy ci -Collard? Mon illiMre maître est tout écossais; c’est

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