‹ Fragments de philosophie traduits de l'AnglaisChapitre 16 sur 47 · P K EF ACE · texte numérisé non relu

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singulière, au moment où M. Cousin sollicitait et plaidait ainsi pour M. Hamilton auprès du conseil municipal d’Edimbourg, une autre célébrité scien-

Reid et Stewart en cbair et en o». Or, Reiil et Stewart, s'ils étaient électeurs, choisiraient M. Hamilton.

« Voici les deux points où l’exactitude de votre jeune ami aurait pu être plus grande, i0 Que M. Hamilton a peut-être moins d'originalité que Reid, Stewart et Brown. M. Hamdton est fort supérieur à Brown, surtout comme logicien. Si on recueillait les articles de M. Hamilton, on aurait un livre infiniment plus distingué que les écrits très-ingénieux, mais superficiels et diffus , de Brosvn ; a“ M. Hamilton n’a pas même la plus petite apparence d'obscurité ; son style est substantiel et sévère, mais d’une netteté parfaite, pour quiconque connaît les matières et est capable d'attention. Personne plus que M. Hamiliou n’est opposé et étranger au vague et à l’obscurité de la philosophie allemande , dans quelques-uns de ses plus célèbres ailleurs. Pour être dune clarté populaire, il ne manque à M. Hamilton que de l'espace pour se bien développer, et cet espace on ne l a pas dans une Revue, on ne l’a bien que dans un cours.

• Enfin, mon cher monsieur Pillans, s’il n'y avait pas de ma part trop de prétention et d’arrogance dans cette demande , je vous supplie de dire en mon nom à celui ou à ceux de qui dépend cette nomination, qu'ils tiennent peut être dans leurs mains l'avenir philosophique de l'Écosse, et que c’est un étranger exempt de tout esprit de parti ou de coterie qui les conjure de se souvenir qu'il s’agit de donner un surces.eur à Reid et à Stewart. Qn'ils consultent l'opinion de l’Europe. Quelques uns des articles de M. Hamilton, trois entre autres, n«* 99, io3 et 11 5, ont fait la plus forte impression sur tous les hommes du métier. Je reçois en ce moment d'Amérique un ouvrage de M. Henry, intitulé : Eléments of Psychology. Voici ce que dit cet auteur recommandable de l’article de l'Edinburgh-Review, no io3. «By « those who are acquainted with the article referred to, remarkable alike for « philosophical learaing and ability of lhe very ûrsl order, a higher autbo- « rity cannot well be imagioed. « J’ignore quels sont les concurrents de M. Hamilton , mais je souhaite pour l’Écoise qu'il y en ait un qui ait reçu de pareils éloges publics d’étrangers désintéressés et versés dans ces matières.

« Adieu, mon cher monsieur; dès qu'il y aura quelque chose de décidé, ne manques pas de m'en instruire, et croyex-moi toujours votre bien- dévoué.

Paru» >*> juin »8Î6. «V. COUSIV.»

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