‹ Fragments de philosophie traduits de l'AnglaisChapitre 17 sur 47 · PR KF ACE · texte numérisé non relu

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tifique, un de ses collègues à l’académie des sciences morales et politiques , fesait de même pour un autre candidat. Ce candidat était M. Georges Combes, auteur d’un Traité de phrénologie et chef de

l’école phrénologique en Écosse : le patron était

M. Broussais.

Indépendamment de ses places de professeur, M. Hamilton a occupé divers emplois universitaires, et notamment celui de secrétaire du sénat académique.

Parmi les circonstances de la vie littéraire de M. Hamilton, nous rappellerons avec plaisir la longue polémique engagée entre lui et les phrénologistes représentés alors par Spurzheim et le Dr Georges Combes son futur concurrent pour la chaire de logique. Cette petite guerre eut pour occasion deux Mémoires de M. Hamilton, dont le premier sur les conséquences pratiques de la théorie des fonctions du ce/veau du docteur Gall fut lu à la société royale d’Édimbourg en décembre i8a6, et le second en J 817 *. Il serait trop long d’entrer dans aucun dé-

1 On trouvera les principaux détails de cette polémique dans la volumineuse correspondance eotre M. Hamilton , C. Combes et Spurzheim, insérée dans le Journal Phrénologique , tome iv, p. 377-407, année 1837 , et tome v, p. i-8a , année 1828. Nous avons rappelé cette controverse avec d’autant plu» d'iutérét que depuis dix ans nous sommes nous -mêmes

PREFACE

tail à cesujet; j’observerai seulement, pourexpliquer

l’intervention de M. Hamilton dans un débat de

cette nature, qu’à cette époque la phrénologie avait pris en Écosse une position assez forte dans l’opinion , et qu’elle avait acquis des partisans même

parmi les théologiens.

M. Hamilton a très-peu écrit, ou du moins très-

peu publié. On ne connaît de lui que les quatorze articles de la Revue d' Edimbourg dont il a donné lui-même la liste dans ses testimonial s Ces ariicles

engages dans une lutte analogue avec des adversaires, si non du même mérite, du moins de la même opinion. ( Voir dans la Gazette Médicale de Paris un grand nombre d'articles sur la phrénologie — de i83o à 1839.)

1 Nous reproduirons cette liste avec quelques remarques :

1. Philosophie de V absolu. — Cousin et Schelling. (Traduit daus ce volume. /

a. Philosophie de la perception. — Reid et Brown. (Traduit dan* ce volume )

3. Epistolœ obscurorum viroram. — Histoire , but , caractère et auteurs de ces lettres (uo io5, mars i83i}. Cette disqtiisiliou approfondie d'un point d*hi'toirc littéraire fort contesté et non encore éclairci, a à peu près complètement résolu le problème. D’après M. Hamilton, les auteurs de ces lettres seraient au nombie de trois et de trois seulement, Ulrich de Hutten, Richard Crocus et Buscbius (Hermann Von den Busch>). Cet article donne une multitude de particularités biographiques , historiques et littéraires curieuses et pleines d’inlérét sur les principaux auteurs de ia renaissance des lettres qui précéda et favorisa la réforme religieuse en Allemagne, vers la fin du xv* sjcde. Les arguments de M. Hamilton pour déterminer les véritables auteurs de cette fameuse facétie qui est la satyre menippée de l'Allemagne , ont été jugés décisifs par lescritiques de ce pajs. Cet article a été traduit eu allemand par Vogier.

4. Histoire des Universités eutvpécnnes. — Universités anglaises, lew

PRÉFACE

offrent tous le même genre de mérite; une érudition vaste, variée et sûre, un sens critique profond , une grande vigueur dialectique , un rare talent d’exposition et de discussion , un style nerveux s solide, éminemment philosophique. Toutes • ' %

corruption et leur illégalité. (N° 106. Juin i83i. Trad. en allemand.)

5 Les Universités anglaises. — Oxford. (N° 108 . Décembre i 83 I . ) Défense ei justification du précédent.

Ces deux articles mei itéraient d'être reproduits en français. C’est de là que nous »vons tiré en grande partie les détails de notre note sur les universités anglaises. (Y. ci-après, p. 37a.)

* , 6. Histoire de la Médecine. A l’occasion de la vie de Cullen par Thompson (N0 1 10. Juillet, i83a.) Ce n’est qu’une analyse de l’ouvrage.

7 Traduction du Manuel de V histoire de la Philosophie de Tcnnemann, par Johnson. (N° ni. Octobre, 18 3a ) Cet article assez court n’est destiné qu’à montrer les erreurs et infidélités de cette traduction par la citation d’une foule de passagettout à fait mal compris et mal rendus, et dont M. Hamilton restitue le véritable sens.

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