‹ Fragments de philosophie traduits de l'AnglaisChapitre 37 sur 47 · I.OGJQliK · texte numérisé non relu

I.OGJQliK

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« sur des principes conservés traditionnellement par « ses disciples était généralement connu , et qu’il « fut employé par Cicéron dans ses ouvrages philo- « sopbiques ; mais l’étude de la science semble « avoir été abandonnée pendant longtemps. Au « début de l’ère chrétienne , les doctrines péripaté- « tiques éprouvèrent une grande rénovation , et nous « rencontrons alors les noms de Galien et de Por- « phyre comme logiciens; mais ce n’est qu’au cin- « quième (sixième ) siècle que les ouvrages logiques « d’Aristote furent traduits en latin par le célèbre « Boëce. Aucun de ces auteurs ne paraît avoir fait « faire d’importants progrès à la théorie du raison- « nement; on sait fort peu des travaux de Galien, « et le principal ouvrage de Porphyre ne traite que « des Predicables. On ne trouve presque plus rien « ensuite sur la science jusqu’à la renaissance des a lettres parmi les Arabes qui étudièrent avec ar- « deur les traités d’Aristote tant sur la logique que « sur les autres matières. » (Pag. 7.) Dans cette esquisse historique de la destinée de la logique depuis Aristote jusqu’aux scolastiques, le Dr Whately suit strictement Aldrich: mais rien ne montre plus significativement combien Aldrich était un guide parfaitement incompétent, que cette bévue incomparable (et non relevée jusqu’ici) de confondre Galien avec Alexandre d’Aphrodise : « Circa annum « Christi 140, dit-il, interpretum princeps Galenus « floruit, fe$r,yiriTÎiî , sive expositor, xsrr’ i'oyriv dictus. »

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Galien, qui alors florissait à l’âge de neuf ans, ne mérita et ne reçut jamais le titre du commentateur ; ce titre, comme tout écolier devrait le savoir, fut exclusivemerft donné à Alexandre, le plus ancien et le plus habile des interprètes grecs d’Aristote, jusqu’à ce que Averroès le partagea avec lui. Nous ne voyons point les noms de Théophraste et d’Eudème , ces grands fondateurs de la logique après Aristote. Nous ne disons rien des logiciens inférieurs , mais Alexandre et Ammonius , fils d’Hermias , ne méritaient certainement pas moins d’être cités que Porphyre. Des travaux logiques de Galien quelquesuns sont conservés, et des autres nous ne savons que très peu de chose , soit par lui-même , soit par d’autres écrivains. Pourquoi n’est-il pas dit ici ou ailleurs que la quatrième figure doit être attribuée à Galien y et sur quelle autorité? Il n’est pas fait mention des ouvrages logiques originaux de Boëce , quoique son traité sur les Hypothétiques soit le plus étendu que nous possédions. Si le Dr Whately eût étudié lui-même le sujet, il n’aurait pu s’empêcher de rendre plus de justice aux logiciens grecs. Que veut-il dire par ces mots : « On ne trouve presque « plus rien sur la science jusqu’à la renaissance « des lettres parmi les Arabes ? » Averroès et Avicenne sont-ils donc si fort supérieurs à Alexandre et à Ammonius ?

11 dit, en parlant des scolastiques : « Il suffit de « remarquer que leur tort n’était pas d’étudier la

LOGIQUE

« logique avec ardeur et d’y attacher une haute imu portance , mais de méconnaître tout-à-fait sa vraie « nature et son objet, et de prétendre la faire servir a à des découvertes physiques , enveloppant les a choses dans une nuée de mots au lieu d’employer a une saine investigation philosophique. Ces erreurs « peuvent expliquer les paroles sévères dont Bacon o se sert quelquefois pour blâmer les recherches a logiques , mais on pourrait prouver par ses propres « observations dans son Avancement des sciences , « que sa critique ne s’adressait qu’à ces extravan gantes applications de la logique et non à son u étude légitime. » (P. 8.) Il a été longtemps de mode d’attribuer toutes les absurdités aux scolastiques , et ce n’est que lorsque un homme de talent comme le Dr Whately imite l’exemple des autres qu’une réponse devient nécessaire. Les scolastiques (à l’exception toujours des hommes excentëques, tels que Raymond Lulle), eurent sur le domaine de la logique des notions plus exactes que ceux qui les méprisent aujourd’hui sans connaître leurs ouvrages; certainement ils ne prétendirent pas « s’en « servir pour des découvertes physiques. » Nous nous faisons fort de réfuter cette assertion dès qu’on entreprendra d’en fournir quelques preuves; jusque-là on nous permettra de la considérer comme une calomnie tout-à-fait gratuite , quoique très répandue. Quant à Bacon , nous ne nous souvenons pas qu’il ait adressé aucun reproche de ce genre,

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