‹ Fragments des œuvres d'Alexandre DumasChapitre 16 sur 100 · INE PECHE DE MIT · texte numérisé non relu

INE PECHE DE MIT

leur, ce sang qui me portait à la tête, me firent sortir de mon caractère ; je m'arrêtai avec rage au milieu du chemin, frappant du pied et jetant devant moi, d'une voix sonore, quoique émue, ces paroles, qui étaient ma dernière ressource.

— Mais... attendez-moi donc!

Il parait que le désespoir avait donné à cette courte mais énergique injonction un accent de menace qui résonna formidablement aux oreilles de Maurice; car il s'arrêta tout court, et la lanterne passa de son état d'agitation à un état d'immobilité qui lui donna Paspecl d'une étoile fixe.

— Maurice, lui dis-je tout en me rapprochant de lui et en étendant les mains et les pieds avec précaution devanl moi, vous êtes un drôle de corps; vous entendez «pie je tombe... un coup à fendre les pavés de votre village, cl cela parce que je n\ vois pas. et vous ne vous en sauvez que plus vite avec la lanterne ! Tenez, voyez (je lui montrais mon pantalon déchiré] ; tenez, regardez (et je lui faisais voir nia joue éraflée) ; je nie suis fait un mal horrible avec vos chaînes de eclérifère que vous laissez traîner devant la porte de l'auberge; c'est inouï; on met i\c^ lampions au moins. Tenez, tenez, je suis beau, là !...

Maurice regarda toutes mes plaies, écouta toutes mes doléances, et, quand j'eus fini de secouer la poussière amassée sur nies habits, d'extirper une douzaine de petits cailloux incrustés en mosaïque dans le creux de mes deux mains :

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