‹ Fragments des œuvres d'Alexandre DumasChapitre 31 sur 100 · LA PRINCIPAUTÉ DE HOMBOUIIG · texte numérisé non relu

LA PRINCIPAUTÉ DE HOMBOUIIG

mier ]>cut l'envoyer aux arrêts s'il a manque à son service.

— Alors, continuai-je , voire prince est un des plus petits souverains de l'Allemagne, puisqu'il n'est coté qu'à trois hommes?

— Oh! monsieur, répondit l'aubergiste, il y en a de bien plus petits ; il y en a qui sont cotés à deux hommes, à un homme, à un demi-homme.

— A un demi-homme? Comment font ceux-là ?

— Eh bien! ils s'arrangent avec un autre qui doit un homme et demi. Il y en a un qui fournit l'homme et l'autre qui l'habille.

Quinze jours après, nous rencontrâmes, à Bade, le prince de N***. Celui-là. c'él iil bien autre chose!

Comme il était cadet de famille, il ne lui était tombé dans son partage qu'un village de douze maisons.

Il avait vendu successivement ses douze maisons, et par conséquent ses sujets, à l'exception d'un seul dont il avait fait son aide de camp. Mais en arrivant à Bade, il s'était pris de dispute avec son aide de camp; et l'aide de camp, pour lui faire niche, lui avait donné sa démission; de sorte qu'il était bien encore prince souverain, mais il n'avait plus de sujets.

Le pauvre prince s'en arrachait les cheveux de colère; il était réduit à battre son chien.

J'espère que quelque beau jour il aura tant battu la pauvre bète, qu'elle en sera devenue enragée, et l'aura mordu .

1ÔS LA PRINCIPAUTE 1)1" IlOMBOURf..

Au rcslc, j'ai oublié de dire que le prince de Hombourg nous avait j>aru adoré de ses sujets. Mieux vaux cire aimé de peu, que déteste de beaucoup.

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