LES MUETS QUI TARLEM
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En sortant de la bibliothèque , nous allâmes visiter l'hospice des sourds -muets , fondé par M. Schcrr. Quelques conversations par signes, que j'avais eues avant de partir avec un jeune homme de grand talent, sourd-muet lui-même et professeur à l'institut royal de Paris, m'avaient familiarisé avec les tentatives faites jusqu'à ce jour pour améliorer l'état de ces malheureux, et les appeler à prendre leur part des biens que promet la société et des devoirs qu'elle impose. Il avait même eu, avant mon départ de Paris, la complaisance de me
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donner quelques noies à ce sujet, tout en me priant d'examiner avec soin L'institut de Zurich,
OÙ, m'avait-il OSSUré, on était parvenu à l'aire parler les élèves. Je me sers aujourd'hui de ces notes pour donner à mes lecteurs quelques détails assez curieux et assez ignorés, je crois, sur cette singulière cl exceptionnelle éducation '.
À Sparte, les sourds-muets étaient rangés dans la classe des êtres incomplets ou difformes qu'il était inutile de laisser vivre, puisqu'ils ne pouvaient être d'aucune utilité pour la république. En conséquence, aussitôt qu'on venait à s'apercevoir de leur infirmité, ils étaient mis à mort. A Home, les lois les déshéritaient i\'unv partie des droits civils; elles les déclaraient inhabiles à gérer leurs biens, leur donnaient des tuteurs et les retranchaient de la société. La religion chrétienne , toute d'amour et de charité, reconnut des hommes dansées malheureux, à qui la nature avare n'avait donné que trois sens; elle leur ouvrit ses cloîtres. où des premiers germes d'éducation commencèrent à leur être donnes; cependant c'était une éducation bien grossière et bien imparfaite, puisqu'un auteur du quinzième siècle cite comme une mer-
1 (> jeune homme est M. F. Berthier, qui a dû à \e> connaissances spéciales sur la matière l'honneur d'être choisi par l'institul historique pour taire un mémoire sur Péducation des sourds-muets de toutes les époques et de tous le~ paj s.